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Les conseils |
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Ces
pages reprennent les conseils que nous donnons en toute modestie |
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Janvier 2002 : Si le bois joue, vous ne riez pas ! Haut de la page |
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* Le bois travaille, c'est bien connu. Mais
cela entraîne souvent de bien pénibles désagréments pour les objets
qui en contiennent.
Il est hygroscopique, c'est-à-dire qu'il absorbe l'eau : il gonfle et se dilate. Certes, les mouvements ne sont guère importants en amplitude, mais ils le sont en force exercée. Le jeu important se donne dans les directions qui sont perpendiculaires aux fibres du bois, et ceci est primordial à savoir. * Il en résulte que vos peintures sur panneaux de bois doivent être impérativement encadrées en laissant un espace entre le cadre et le support. Le panneau doit être maintenu sans contrainte. On peut insérer des morceaux de liège pour assurer la stabilité. * Un gauchissement, un voilage, une tendance à se mettre en hélice sont bien délicats à rattraper, et l'abstention est souvent de mise. On peut réaliser des incisions sur toute la longueur du panneau et y fixer des coins légèrement plus grands que l'entaille. Pour des oeuvres de valeur, un "parquetage" en fils contrariés est possible, mais cette opération est affaire de spécialiste. * Il peut se produire des fentes, des cassures, voire une rupture totale du panneau. Il s'agit surtout de les prévenir. Si un noeud p ex existe dans le bois, on doit le remplacer par un taquet dont les fibres seront toujours dans le même sens que celles du panneau. Ceci est essentiel, et un taquet à contrefil peut faire autant de dégât qu'un noeud naturel. * Une dernière remarque : il est arrivé que l'on discute de l'authenticité d'une estampille sur un meuble. Comme beaucoup sont répertoriées, on peut comparer les dimensions. Si l'estampille a des dimensions différentes de l'originale dans le sens perpendiculaire aux fibres, le bois peut avoir travaillé. Mais qu'elle s'allonge en suivant le fil des fibres est impossible, au moins de manière qui soit significative : il s'agira d'un faux. * On l'a déjà dit : la prévention reste essentielle. Il s'agit de maintenir une température et un degré d'humidité constantes dans les locaux où sont accrochées des oeuvres. Il est aberrant de suspendre un tableau au-dessus d'un radiateur -je l'ai pourtant déjà vu... |
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Février 2002 : De bonnes (res)sources pas trop chères ? Haut de la page |
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L'amateur d'art comme le professionnel sont
toujours à la recherche d'informations au sujet d'artistes, au sujet soit
de leur
biographie, leur style, soit des endroits où voir leurs oeuvres...
Ils peuvent souhaiter voir des reproductions, connaître la cote ou la
tendance etc...
* La consultation d'un site comme le nôtre -le nôtre pour les peintres belges, évidemment !- est une des bonnes ressources. Mais il est évident que les supports papier restent une source d'informations très précieuse. Leur prix est néanmoins souvent un obstacle pour les budgets non professionnels. Nous avons donné quelques conseils bibliographiques qui servent bien souvent à éclairer une première approche. * Je pense que l'acquisition d'un ouvrage de type dictionnaire est un achat qui reste nécessaire si l'on veut disposer d'une vue d'ensemble. Je suis moins persuadé qu'il faille acquérir tous les nouveaux et luxueux ouvrages qui paraissent sur tel ou tel peintre ou courant fort célèbres. Vous risquez parfois de payer bien cher pour voir pour la 36ème fois Le Moulin de la Galette ou Les Tournesols. Réservez votre budget à une bonne monographie ou mieux encore, à un catalogue raisonné d'un artiste que vous appréciez. * La fréquentation des bouquinistes est recommandée, et l'on peut y dénicher des livres anciens à des prix intéressants, puisque ce ne sont pas éditions rares que vous cherchez, mais des informations. Les anciens catalogues de ventes publiques sont de bonnes références, mais ils sont souvent un peu chers (environ 3 à 5 et jusque 10 €). * Fort avisée est la fréquentation des ventes publiques, en particulier celles de libraires (quelques-uns figurent sur le site). En effet, il arrive souvent qu'en fin de vacation, on mette aux enchères des lots de vieux livres et/ou revues. On peut y trouver de bien éclairantes monographies ou d'avisées études d'écoles, généralement à des prix peu élevés. Il faut savoir plonger ses mains dans les caisses avant la vente, et ne pas craindre de respirer quelques poussières ! * Pour ceux qui passent par le village de Redu, il s'y trouve des choses à découvrir. Mais cherchez plutôt dans les livres, car les revues sont, comme les catalogues, relativement chers (souvent près de la moitié du prix neuf). Voyez aussi dans les brocantes du W-E, en vous y armant de patience... |
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Mars 2002 : Le nettoyage d'une gravure ancienne. Haut de la page |
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Il arrive que l'on découvre dans des
brocantes ou puces de vieilles gravures dans un état assez pitoyable au
premier regard. Trois raisons peuvent vous conduire à les acheter : elles
ne sont pas chères (on en trouve pour 2 à 3 € dans des caisses de
brocanteurs) ; votre oeil peut reconnaître une oeuvre plaisante sous la
crasse ; c'est un bon matériau, et sans risque, pour s'initier aux
prémices de la restauration. Et le plaisir est réel de découvrir, au
retour d'une chine matinale le dimanche, ce qui se cache dans un cadre peu
amène.
Evidemment, veillez à ne pas "vous exercer" sur une oeuvre qui serait bien plus que ce qu'elle était annoncée ! Une première lecture s'impose. Puis le nettoyage peut commencer. * D'abord démonter le tout. Le papier collant du verso s'enlève souvent facilement du carton arrière, tellement il a séché dans les conditions auxquelles il fut exposé. Il faut néanmoins regarder attentivement ce vieux carton, car il peut y figurer des annotations très estompées mais qui peuvent donner déjà de fort bons renseignements. * La gravure elle-même peut être collée sur son support (cette erreur/horreur est encore réalisée par des encadreurs mal informés). Plus la gravure est vieille, moins la colle est bonne (parce que moins "chimique"), et c'est heureux car vous décollerez l'oeuvre plus facilement. Ne pas insister si elle résiste un tant soit peu ! * On commence par l'épousseter avec une brosse ou un pinceau à soies douces. Cette simple opération permet déjà de retrouver des détails et de rendre un peu de clarté au sujet. * S'il subsiste des salissures, vous pouvez essayer une gomme en poudre telle qu'on en achète dans les magasins spécialisés. Cette opération enlève pas mal de saleté, mais il faut débuter prudemment car parfois l'encre peut s'enlever aussi. Et surtout, évitez de passer la gomme s'il existe des indications au crayon : elles seront perdues dans la poudre sale ! Comme il peut s'agir de la signature... * Si après ces opérations, l'estampe montre encore des brunissures, tâches, colorations... la situation devient plus délicate. Si l'oeuvre est réellement de peu de valeur vénale, vous pouvez essayer un coton imbibé d'eau distillée, mais je ne garantis plus l'intégrité de la forme du papier. Pour les taches brunes comme celles de moisissures, certains conseillent de l'eau de Javel très diluée pour les "blanchir". Chaque fois que je m'y suis essayé, au moins au début, j'ai obtenu soit une plage non modifiée, soit une plage plus blanche que le reste, soit une tache blanche entourée d'un halo brunâtre ! C'est dire que ces dernières opérations, et a fortiori des opérations de bain, doivent être réalisées avec délicatesse et progressivité, voire restent affaire de spécialistes. * Après les opérations simples que j'ai recommandées, il reste à laver le carreau. Y procéder avec du produit pour vitres est adéquat, à condition de rincer abondamment après. Prendre garde à la fragilité de ces carreaux anciens, souvent très minces (et aux bords tranchants pour les doigts). * Il reste à réencadrer la
gravure. Si vous n'avez pas dégoté un trésor inespéré, remettre le
tout dans son cadre d'origine suffira. Petits clous pour maintenir le
carton arrière et papier (pas trop) collant pour garantir l'étanchéité
: la gravure aura souvent retrouvé jeunesse et fraîcheur suffisantes
pour vous plaire et être accrochée. |
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