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Les conseils |
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Ces
pages reprennent les conseils que nous donnons en toute modestie |
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A ce jour : |
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Toute oeuvre sur papier doit être encadrée avec au dos une feuille "anti-acide". Les encadreurs dignes de ce nom la mettent d'office. La plupart des cadres en "kit" vendus dans les bonnes maisons en sont pourvus. Cette nécessité découle du procédé
d'extraction de la cellulose pour la fabrication du papier : il est à
base d'acide chlorhydrique. Il en résulte que le papier rejette des
traces de cet acide, qui peut à la longue altérer l'oeuvre. Cette
protection est d'un coût négligeable. A ne jamais négliger, donc ! |
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Mars 2001 : |
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La plupart des salons et foires d'antiquaires organisent une "journée-marchands". Il faut savoir : |
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Avril 2001 : |
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* Les dessins craignent les U-V comme la peste ! Si vous accrochez un dessin au mur, ne le mettez jamais devant une fenêtre ou un spot halogène : la mine de plomb finira par s'estomper voire disparaître. Il en va de même des signatures au crayon dans la marge des gravures, ou même de l'aquarelle pourtant plus stable. * Par contre, les U-V sont d'une grande utilité pour détecter les repeints -et donc les tricheries ou les simples restaurations- sur les huiles. Bien sûr, il faut l'obscurité ou au moins la pénombre. Mais ces lampes de Wood sont remarquables d'efficacité. Il faut savoir que l'on en trouve dans le commerce, fonctionnant sur piles, pour moins de 2.000 FB (ca 50 euro). |
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Mai 2001 : |
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* L'entretien des peintures à l'huile ne nécessite pas de précautions particulières. On évitera les changements de température importants, les chocs des transports. Il n'est pas opportun d'encadrer les huiles sous verre comme on le fait des gravures. En effet, la matière et le support ont besoin de "respirer", et la peinture va se craqueler si vous l'en empêchez. * Le nettoyage courant se fera à sec avec une brosse douce pour enlever la poussière : le plumeau de grand-mère, ou une brosse qu'utilisent les dames pour la poudre de maquillage -la même, pas celle qui sert ;-). * Parfois, l'oeuvre peut vous paraître
ternie, sombre du fait de l'oxydation du vernis protecteur. S'il s'agit
d'un tableau de valeur, j'estime que c'est risquer beaucoup que de
tenter de le nettoyer vous-même : un professionnel s'impose. |
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Juin
2001 : |
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C'est en matière de bibliophilie surtout que les abréviations et les termes techniques sont le plus utilisés. Il est important de les connaître pour savoir la nature, le contenu et la valeur exacts du lot. Nous en donnons ici quelques-uns, sans prétendre épuiser le sujet. >>ex. ou expl. : exemplaire. num. :
numéroté. Un ex. num. a beaucoup plus de valeur. Le n° a peu
d'importance, sauf si une eau-forte accompagne le livre, et selon le
papier ("10 ex. sur Japon et 89 ex. sur vélin"). On lira par
exemple : Un des 40 ex. num. sur Hollande Van Gelder Zonen. Le terme le plus fréquent est folio et
ses dérivés. Il faut savoir qu'un livre est composé de cahiers,
eux-mêmes constitué chacun d'une feuille pliée (si la feuille n'est
pas pliée, on parle d'un in-plano : un feuillet, deux
pages. Longtemps, les dimensions des livres furent données uniquement en ces termes. Mais les dimensions du livre dépendent bien évidemment de celles de la feuille d'origine, très variable. C'est pourquoi actuellement on parlera plus en cm, ou en mm. Pour les gravures, les dimensions sont données en mm et fractions (p ex 12,5 x 22,7), en précisant s'il s'agit de la planche (pl.) ou de la cuvette (cuv.). Encore, en vrac : cat. : catalogue
; prov. : provenance ; une bonne provenance -famille de
l'artiste, galerie, coll. (collection) privée- est un gage
d'authenticité bien souvent. On reviendra en complétant cette chronique (ou sur une page spéciale) sur les définitions en bibliophilie. Ce qui précède est déjà un bon aperçu. |
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Juillet
2001 : |
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Nous avons dit à de multiples reprises dans nos articles sur les techniques des gravures et estampes, combien il convenait de se méfier des offsets parfois vendus pour des lithographies. Leur valeur est quasi-nulle. Néanmoins, il se trouve un domaine proche où cette technique est admissible : il s'agit de l'infographie et de ses dérivés. Ici, l'artiste utilise un fichier informatique qui contient son oeuvre sous un format déterminé (.JPG, .GIF, BITMAP....). Il l'édite à l'aide d'une imprimante, généralement sur un bon papier et avec une fine résolution. Néanmoins, à l'examen sous forte loupe, vous retrouvez ce réseau caractéristique de l'impression offset. Il peut s'agir toutefois de multiples
créés par l'artiste, et donc d'une réelle valeur. Certaines
conditions sont cependant impératives : Il doit en conséquence s'établir une relation de confiance entre l'artiste et l'acquéreur. Ce point vaut tout aussi bien pour les lithos ou les techniques en taille-douce. Même si un oeil entraîné reconnaîtra l'altération des traits de l'eau-forte au fur et à mesure des tirages, ce qui n'est pas le cas en lithographie ni en infographie. L'infographie peut parfois être retouchée manuellement. Cette technique est donc intéressante, mais elle implique une éthique rigoureuse chez l'artiste, qui doit résister à la tentation de tirer et retirer de nouvelles épreuves, parfois avec de fausses numérotations. Mais il se "brûlerait" rapidement dès que cette supercherie serait découverte. En conséquence, ne pas négliger cette manière d'acquérir des multiples de ce type chez les artistes. |
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