Les conseils
de la lettre mensuelle

Ces pages reprennent les conseils que nous donnons en toute modestie
dans les billets qui annoncent la lettre mensuelle. L'abondance venant, nous avons crée de nouvelles pages. Vous y serez automatiquement conduits en cliquant sur les titres des chroniques.
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A ce jour :
* Encadrement des estampes et dessins.
* Les "journées marchands".
* Les oeuvres et les ultra-violets.
* Entretien et nettoyage des tableaux.
* Abréviations utiles en bibliophilie. 
* Les multiples par infographie. 
* Encadrer et accrocher un tableau.  
* Acheter avec ou sans facture ?  
* La cote d'un peintre. 
* "Quand je serai grand, je serai antiquaire".  
* Deux "ficelles" pour les sculptures.   
* Si le bois joue, vous ne riez pas !  
* De bonnes sources pas trop chères ?      
* Le nettoyage d'une gravure ancienne.   
* Les "faux" Van Gogh et l'analyse stylistique  
* Savoir lire les mentions d'un catalogue   
* Brocanteurs du dimanche : une âme ou une carte ?  
* L'entretien des cadres dorés  
* Les bronzes et leurs ersastz    
* L'entretien de l'argenterie   
* Lentretien des pièces de céramique 

Juin 2002 
Brocanteurs du dimanche : une âme ou une carte ?
Beaucoup de Belges se découvrent une âme de brocanteur les week-ends, et proposent leur marchandise au chaland dans l'une des soixante et quelques manifestations de ce type organisées chaque semaine dans notre pays. 

Il est en effet permis à un particulier de se débarrasser de ses fonds de grenier sans être considéré comme professionnel par la Loi de 1993. Cette activité se doit néanmoins de rester occasionnelle, et les biens doivent appartenir au vendeur.

Cette situation a souvent provoqué des dissensions entre professionnels s'acquittant de leurs obligations en matière d'impôts et de TVA, et "faux" particuliers qui participent à autant de brocantes qu'il y a de samedis et dimanches sur l'année.

Le gouvernement a donc tenté d'instaurer des limitations :
- A.R. du 03 avril 1995 limitant le nombre de brocantes que les communes peuvent organiser à une par mois (sauf juillet août). Cette solution a submergé l'administration de critiques et plaintes diverses.

- A.R. du 30 avril 1995 : introduction d'une carte de brocanteur pour les particuliers, limitant à 6 le nombre de celles auxquelles ils pouvaient participer. Cette carte a également été vivement critiquée. Il était de plus aisé de contourner cette législation : deux familles de quatre, en se groupant, obtenaient ainsi 48 autorisations, quasi de quoi "faire l'année" !

- Cet A.R. a donc été suspendu (au moins les inspections) par un moratoire de trois mois, prolongé ultérieurement en Conseil des Ministres.

Pour autant que je sache, un nouvel A.R. devrait paraître, si ce n'est fait, qui supprime la carte de brocante comme la limitation à 6 par an.

Bref, comme souvent, beaucoup de bruit pour rien !

Actuellement, il apparaît donc que les particuliers peuvent vendre sur les brocantes autant de fois qu'ils le souhaitent. Néanmoins, une activité commerciale exercée régulièrement doit légalement faire l'objet d'un enregistrement au registre de commerce et à la TVA.

Ceci, quitte à m'attirer les foudres de certains, me paraît en plus de nature à garantir l'équité vis-à-vis des brocanteurs "officiels". Mais comme le belge est à la fois l'un des contribuables les plus taxés et les plus fraudeurs (l'un découlant d'ailleurs de l'autre), ce n'est pas demain que cette situation se régularisera...               

Juillet 2002
L'entretien des cadres dorés :
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Le nettoyage courant des cadres consiste à les épousseter. On peut garantir un lustrage correct avec un chiffon doux ou une brosse souple.

La dorure se ternit avec le temps : il s'agit d'une oxydation sous l'effet de la lumière. Si votre cadre n'a pas une grande valeur (les cadres d'origine très anciens, avec dorure à la feuille ne sont pas dans cette catégorie !), il existe une recette simple renseignée dans plusieurs ouvrages. 

Il s'agit, après un nettoyage soigneux, de badigeonner avec un mélange constitué de 2 blancs d'oeuf battus avec 2 cuillérées à café d'eau de Javel. Certains mettent les 2 blancs avec deux càc de vinaigre. On applique avec un pinceau, on laisse sécher puis on lustre avec le chiffon ou la brosse douce.

Pour de petites réparations, on peut utiliser de la pâte de bois synthétique ou des "plâtres en tube". Il faut alors quelques talents de sculpteurs et des outils simples (une pointe effilée, du papier de verre) pour redonner la forme adéquate et lisse. Il est rare qu'il faille aller jusqu'au moulage d'une partie intacte.

Les dorures en pâte ou liquides que l'on trouve dans le commerce conviennent parfaitement pour restituer la dorure sur cette partie refaite. Il s'agit de produits d'un prix tout à fait abordable. Il existe même des produits pour fausses patines, qui sont rarement indispensables, sauf pour éviter un ton trop "clinquant".

Les autres techniques, comme la dorure à la feuille d'or, sont affaire de spécialistes. Elles sont d'une extrême délicatesse, et mieux vaut ne pas s'y risquer : vous perdriez votre temps, votre argent, peut-être votre cadre et certainement... votre patience !

Septembre 2002 
Les bronzes et leurs ersartz                                
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A côté des bronzes eux-mêmes qui peuvent comporter des faux, souvent des fontes postérieures à partir de l'oeuvre même, il existe au moins trois techniques qui donnent à l'oeil l'illusion du bronze sans en être. Pour les fontes postérieures, nous avons déjà donné deux "ficelles" pour ne pas être abusé.

* Certains "bronzes" sont en fait des pièces en zinc dont on a peint la surface pour donner l'aspect du bronze. Cela se pratiquait fréquemment au XIXe, p ex pour des garnitures de cheminée. Le zinc est assez fragile, et lorsqu'il se casse ou se fissure, on aperçoit sa couleur grise.

* Le régule est un alliage d'antimoine, étain, cuivre et plomb. Il est plus granuleux que le bronze (essentiellement du cuivre et de l'étain).

* Le zamac est un alliage de zinc, aluminium et cuivre. Les pièces réalisées avec cet alliage présentent souvent des irrégularités.

Mais surtout deux éléments sont déterminants pour établir qu'il ne s'agit pas de bronze :

* Le poids est nettement moindre pour ces ersartz. Bien souvent, votre diagnostic sera immédiatement posé en soulevant la pièce.

* Lorsque vous posez la main sur un bronze, il ne se réchauffe pas (en fait très lentement). Alors que le zinc et les autres alliages acquièrent assez rapidement au contact une température proche de celle votre paume.

Combinés à l'examen visuel à la recherche de petites "lésions", ces deux signes devraient vous permettre dans la grande majorité des cas de faire la différence.

Certains ont dit que le nom de l'artiste ne figurait pas sur ces succédanés de bronzes. J'en ai pourtant vu, et ne comptez pas qu'un tel scrupule arrête les faussaires !

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