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ARTISTE |
René MAGRITTE |
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Dates |
Lessines 1898 - Bruxelles 1967 |
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Eléments biographiques |
Né d'un père tailleur et d'une mère modiste qui se suicidera par noyade quand il avait 14 ans, Magritte a comme formation académique la fréquentation de l'Académie de Bruxelles en 1916 et 1917. Il y fut l'élève de Combaz, de Van Damme-Sylva et de Constant Montald. Magritte a commencé à peindre dans une manière de futurisme tendant à l'abstraction. Il travaille comme graphiste aux usines de papiers peints Peeters-Lacroix, qu'il quitte pour vivre de travaux publicitaires. Durant toutes ces années, Magritte chercha sa voie artistique, avouant lui-même ses difficultés. Vers 1922 (les avis divergent quelque peu sur la date exacte), il découvre l'art métaphysique de Giorgio de Chirico et cette révélation est décisive : Le chant d'amour lui montre "non pas une manière de peindre, mais ce qu'il faut peindre". En 1926, il peint Le jockey perdu, qu'il considérait lui-même comme le point de départ de son œuvre surréaliste -selon certains auteurs, ce serait plutôt La fenêtre. Dès lors, l'artiste n'aura de cesse que de démontrer que l'on n'entrevoit de la réalité, si l'on consent à sortir de notre habituelle et routinière logique, que le mystère de cette réalité ; cet art, sans nul doute, confine à la poésie. Il est significatif d'ailleurs que nombre de ses amis, dont Louis Scutenaire, étaient des poètes. Il fréquente les cercles surréalistes parisiens de 1927 à 1930, sans recourir à l'automatisme que prônait Breton. La renommée vint, internationale. Mais Magritte a continué à vivre de manière très bourgeoise, malgré le confort que lui apportait la reconnaissance de son art. Il convient de citer, dans toute sa période surréaliste, deux épisodes divergents : la période dite "Renoir", 1943-44, où la manière est impressionniste ; et la période "vache" où Magritte se moque de son art et de l'Art en général, mais sans dissociation ni rupture avec une forme de surréalité, vers 1948, année de sa première exposition à Paris. |
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Appréciation stylistique |
Oserions-nous écrire que Magritte fut un peintre moyen et un artiste de génie. Lui-même a admis que la peinture était un moyen, non une fin : "Un peintre ne peint pas pour mettre de la couleur sur une toile, comme un poète n'écrit pas pour mettre des mots sur une feuille". Le fil conducteur de Magritte est la transgression de la logique rationaliste parce qu'elle limite notre perception du réel : il y a, au moins pour le poète, une réalité au-delà de celle que nous sommes convenus de définir, une réalité connexe, une "sur-réalité" qui contrecarre nos références visuelles et intellectuelles. Cette orientation spéculative est plus philosophique que celle de Delvaux qui, lui, est fasciné par l'étrange et l'onirique dans une visée plus esthétisante. On découvre une œuvre de Magritte et l'on est interloqué. Nous cherchons alors la solution dans le titre, et nous nous heurtons à une nouvelle confrontation entre ce que nous voyons et croyions avoir vu ; mais sans obtenir de solution rationnelle, si ce n'est la liberté d'interpréter à condition d'accepter d'évacuer nos rituels cartésiens. Magritte disait souvent : "Mon titre n'explique pas mon tableau, comme mon tableau n'explique pas mon titre". Ainsi, non content de bouleverser notre rapport traditionnel de l'image à la réalité, Magritte rompt le rapport entre le titre et l'œuvre. Toutes ces distorsions entre réalités créent un nouveau lien entre l'artiste et le spectateur, sans que l'on sache à quel niveau se situe ce lien -alors qu'il est plus perceptible chez un Dali. Il est certes difficile de circonscrire le point de rencontre entre les deux pensées (celle de l'artiste et celle du spectateur), et même de s'assurer qu'il existe. C'est sans doute un des grands mérites de Magritte : nous offrir le moyen de nous affranchir du carcan de toute pensée unique et réductrice. |
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Ecole |
Surréalisme dont il est un des grands prêtres. On ajoutera que par rapport à d'autres artistes de cette tendance, il garde un trait fait de réalisme : le surréalisme belge joue plus sur les notions de signifiant et signifié que sur l'irréalité de l'image elle-même. Il renonce à tout automatisme ; Breton parviendra tout de même, en 1941, à "récupérer" Magritte en ces termes : "la démarche non automatique mais au contraire pleinement délibérée de Magritte (…) étaye le Surréalisme" (A. Breton, Le Surréalisme et la peinture, cité par le Dictionnaire des peintres belges, Renaissance du Livre. |
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Œuvres |
Magritte a peint environ 1.300 toiles, ainsi que des gouaches, collages... C'est dire que le choix est vaste, même si une partie est en d'heureuses mains privées. En Belgique : Anvers, Bruges, Bruxelles, Gand, La Louvière, Liège. Les grands musées du monde possèdent une ou des œuvres de Magritte : Chicago, Dusseldorf, Hambourg, Jerusalem, Londres (Tate Gallery), New-York, Paris, Rotterdam,… Voyez nos liens, dont le dernier qui mentionne les œuvres visibles "on-line". |
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Expositions / |
Retenons d'abord celle de 1998 au Musée d'Art Ancien à Bruxelles. Danemark, Humlebaek :René Magritte, rétrospective, 11 99. Galerie C. et I. Brachot, Bruxelles : Hommage à Magritte, photos, dessins, 03-05 98, pour ne citer que les plus récentes. Egalement : Rétrospective René Magritte, Bruxelles/Paris, 1978-1979. Et Bruxelles, Beaux-Arts en 1982. La première exposition personnelle eut lieu à la Galerie Le Centaure en 1927 ; elle fut mal accueillie par la critique. Une exposition se tient actuellement à
Paris, au Jeu de Paume. |
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Bibliographie |
Il existe un ouvrage du Fond Mercator, en 4 langues (EN, FR, DU, GE), pour 1.450 BEF : L'Ami Magritte. Ces ouvrages sont toujours de grande qualité. Le catalogue de l'exposition de 1998 existe en 4 langues : FR, NL, EN, AL, Ed. Ludion. Catalogue raisonné aux Ed. David Sylvester (4 vol.). Sinon, multiples ouvrages que nous ne recensons pas actuellement. Il est intéressant de mentionner quelques auteurs ayant fourni des monographies et qui furent des proches de Magritte : M. Mariën, L. Scutenaire, P. Nougé. Par ailleurs, les Ecrits complets de Magritte sont parus en 1979. |
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"Webgraphie" |
La recherche sur "Google" donne
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"images" ! Notre choix sera donc en partie arbitraire.
Voir le site du Musée Magritte. Un bon site est : http://www.magritte.com , qui a soin de préciser que les droits sur les reproductions sont encore protégés (Fondation Magritte). Néanmoins, avec 15 (!!)œuvres , et une remarquable qualité d'image, sur : http://sunsite.icm.edu.pl/cgfa/magritte/index.html . Recommandé. Plusieurs thèmes "magrittiens" repris sur le site de la médiathèque, à : http://www.lamediatheque.be/CENTAUTEURS/html/100_le_surr_alisme.html . Liens vers les musées qui exposent des œuvres de Magritte à : http://www.artcyclopedia.com/artists/magritte_rene.html . [D'autres liens ne sont plus actifs . Sur l'un d'eux, l'auteur y expliquait la signification des symboles récurrents dans l'œuvre de Magritte, d'une manière bien maîtrisée. Cette dernière précision parce que certains auteurs nient cette portée symbolique des thèmes tels que nuages, pierres, chapeau melon,…] |
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Cotes 19 |
Un des plus cotés des artistes belges et ce, bien évidemment, sur le marché international. Citons : Souvenir de voyage, 1955, gouache sur papier 37x30.5 : 607.500 USD (ca 600.000 €) chez Sotheby's 13 11 97. OU : La Nuit d'Amour, 30.750.000 BEF (ca 7680.000 €), et : Le Palais des Rideaux, 12.340.000 BEF (ca 308.000 €), chez Sotheby's Londres 1998. D'autres estampes : La folie Almayer, héliogravure 383/420, 19.5x14.5 : 14.400 BEF ttc (ca 360 €), Mosan Liège 01 04 98. 2001 :
2002 : OU : Arbre, lithographie en couleurs certifiée par Georgette Magritte, 25/150 : 420 €, Palais des Beaux-Arts Bruxelles, 28 05 02 (+frais 20 %). 2003
: OU : L'oiseau du Ciel, huile sur toile adjugée 3,4 millions € lors de la "vente Sabena" le 05 05 03 à Bruxelles. L'oeuvre reste en Belgique. 2004 : |
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Signature |
Tiré de "Belgian Artistes Signatures", Arts Antiques Auctions s.a., par P. Piron. |
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Notes : |
Copyright © 2000-2005 Memoires. Tous droits réservés.
Mise à jour le 19 03 2004.