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LA LETTRE MENSUELLE |
| Les chroniques
d'Alix Walsh. Octobre 2005 Bettina Rheims, rétrospective : 25 ans de photographie, de sensualité Au Botanique à Bruxelles |
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;; Après avoir été mannequin, journaliste et galeriste,
Bettina Rheims se tourne à la fin des années ’70 vers la photographie. Son
premier "shooting" sera avec Charlotte Rampling, seule personnalité à l’époque
ayant accepté de poser pour Bettina Rheims. La photographe est alors remarquée
par le couturier Jean-Charles de Castelbajac et s’ensuit l’ouverture des
portes du monde de la photographie, du cinéma, de la mode. Dans ses travaux
ultérieurs l’utilisation du flash
pour les portraits, les poses des modèles au regard intense ainsi que la
précision de l’image seront autant de reprises de l’univers de la mode et de la
publicité. La première série de Nus acrobates et Strip-teaseuses de fêtes foraines (1978) font l’objet de deux expositions personnelles au Centre G. Pompidou puis à la galerie Texbraun à Paris. Son sens de la composition et de la lumière, son habile mise en scène en studio où les poses sont extrêmement bien étudiées ainsi que sa prédilection pour le nu féminin traité tel un portrait se retrouvent déjà dans ses premiers clichés. Son style très personnel lui permet d’aborder avec intimité
des femmes anonymes, des personnalités célèbres, des transsexuels, des artistes
ou encore des amies qui lui ont servi de modèle durant ces dix dernières
années. "J’aime la chair, je suis une photographe de la peau", dit
Bettina Rheims. Son travail fort et par moment provocateur sacralise le corps
féminin tout en lui conférant un certain érotisme. Après sa série d’animaux empaillés, Bettina Rheims publie
"Female Trouble", photographies qui représentent
des portraits de femmes glamour tels que Catherine Deneuve : "Ce qui me plaisait et que je cherchais dans
ses images, c'était leur côté double. Elles sont à la fois féminines et
masculines, dures et tendres. Tendres, sans mièvrerie, pleines d'une douceur
qui n'est jamais condescendance, ou mollesse. Elles possèdent aussi une
certaine dureté, qui n'est ni amère, ni gratuite, ni méchante". (*) Après un reportage sur les non-voyants (1992), Bettina Rheims pénètre
dans l’intimité des Chambres-Closes en
compagnie de l’écrivain photographe Serge Bramly. A la limite du pornographique,
ces clichés couleurs repris aujourd’hui sous forme de livre, sont pris dans des
chambres d’hôtels où la mise en scène érotique est savamment étudiée. En 1999 Bettina Rheims se lance avec Serge Bramly dans un grand projet
intitulé I.N.R.I. : des mois de prise de vue, 250 acteurs et
figurants, près d’une vingtaine de maquilleurs et costumiers afin de retracer
des scènes de la vie du Christ dans un contexte résolument contemporain. Les
photos sont prises dans des lieux surprenants voir insolites et confèrent un
certain côté théâtral : Suicide de Judas à l’aide d’un revolver dans une
pièce au papier peint déteint ou encore Le Lait Miraculeux de A la suite d’un séjour en Chine d’une durée de 6 mois en 2003, sort Shanghai.
Bettina Rheims transmet à travers des portraits de femmes de la société de
Shanghai sa perception d’une société moderne ancrée dans la tradition. Ces
portraits de femmes aux horizons divers sont pris dans leur lieu de travail ou
de vie. Rétrospective sur grands formats à ne pas manquer… Alix Walsh, (*) Entrevue avec Catherine Deneuve-Madame Figaro, 1989 |
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Charlotte Rampling
Sibyl Buck
Jin Xing |
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Le Botanique,
Rue Royale, 236, 1000 Bruxelles. |
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Du mardi au dimanche de 11h00 à 18h00. |
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| Exposition accessible du 15 septembre au 13 novembre 2005. |
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Walsh.
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