LA LETTRE MENSUELLE

Les chroniques de Colette Bertot.  Février 2005 
  Les Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique, Deux siècles d'histoire
  
Deux tomes aux Editions Racine et Dexia

;;
Une somme… Deux volumes bien gros, bien lourds arrivent à point nommé pour célébrer le Bicentenaire des Musées royaux des Beaux-Arts.

L’étude est d’envergure et a nécessité la collaboration de nombreux chercheurs.

C’est à l’initiative d’Eliane De Wilde, conservateur en chef honoraire des dits musées que l’on doit ce remarquable projet.
;;

Il est amusant de constater que le mot "Musée" est récent et apparaît, en Belgique, à peu près en même temps que l’institution elle-même.

C’est en 1801, en effet, que Napoléon Bonaparte officialise l’existence d’un musée à Bruxelles, situé à l’Ancienne Cour, au sommet de ce qui deviendra "Le Mont des Arts".

Les premiers conservateurs auront la lourde tâche de récupérer nombre de chefs d’œuvre pillés dans nos établissements ecclésiastiques lors de la Révolution Française afin d’enrichir le Museum Central des Arts de Paris (futur Louvre).

Les premiers chapitres du tome I décrivent ces combats, le retour de précieux Rubens mais aussi la restitution obligée d’œuvres venues de Paris et réclamées par des puissances étrangères.

;;
Avec l’Indépendance de la Belgique vient la stabilisation.

Le Musée, initialement communal, est racheté par l’Etat et son histoire devient passionnante. Elle suit un fil chronologique où on voit l’accroissement des collections tant en art ancien qu’en art moderne, le rôle du musée dans la vie culturelle bruxelloise et l’accroissement des bâtiments jusqu’au patio terminé en 2002.

L’ouvrage a de quoi nourrir toutes les curiosités et bien des anecdotes le rendent accessible. Ainsi apprend-t-on que la famille de Claire Janson, qui fut conservateur en chef, figure dans cette extraordinaire "Revue des Ecoles" peinte par Jan Verhas en 1878 et qui accueille, en grande pompe, le visiteur à l’entrée du Musée !

Les conflits en matière d’achat ne furent pas rares qu’il s’agisse d’un Modigliani, d’un Chagall et même d’un Panamarenko.

Il est aussi question  d’organisation administrative, de rénovation, de service éducatif, de métiers intimement liés à la sphère muséale tels les experts, les restaurateurs de tableaux, les guides…

Un tel vaisseau nécessite un mode de fonctionnement sans faille.

Si on avait un reproche à faire à l’ouvrage ce serait la pauvreté des illustrations qui rend la consultation peu attrayante.

Colette Bertot       
..  

Les Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique. Deux siècles d’histoire.
Deux volumes reliés et illustrés.

Ed. Racine et Dexia.

Copyright © 2005 Mémoires et Colette Bertot.
Tous droits réservés.

Les autres articles sont accessibles via nos archives
Inscrivez-vous pour recevoir les infos de la lettre mensuelle.
Retour à la lettre        Retour à l'accueil

 

Hit-Parade