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LA LETTRE MENSUELLE |
| Les chroniques de
Françoise Bernardi. Avril 2004. Jeunes peintres belges - Sous le parrainage de Claude Lorent Galerie Usagexterne. |
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;; Stéphane Balleux crée des connexions entre différentes techniques artistiques et joue sur les caractéristiques visuelles de chacune. Vidéo et peinture se marient pour nous donner à voir une « peinture en mouvement ». Il filme la matière au plus près et nous donne l’impression d’être au cœur de la couleur. La vidéo lui permet d’insuffler la vie dans la peinture qui est intrinsèquement statique. En jouant avec différents médias, Stéphane Balleux fait tomber les frontières artistiques. Xavier Noiret-Thomé, Prix de la Jeune Peinture Belge en 2001, est aussi présent avec de grands formats où se mélangent peinture au pinceau et tags. De façon très charnelle, Isabel Baraona travaille sur la texture de la peinture qu’elle applique par de nombreuses petites couches successives. Cette matière est enlevée de son support et présentée comme un ensemble de croûtes. Avec un même intérêt pour la peinture comme matière d’expérimentation, Bernard Gilbert travaille sur de la toile cirée. Par des raclages successifs, il finit par enlever la matière dont il ne reste que les traces abstraites proches de l’image vidéo pixellisée. Hugues Dubuisson propose de gros blocs de mastic peints accrochés au mur. Ce support tout à fait singulier est proche de la ronde-bosse. La peinture suit les imperfections du mastic et se glisse là où elle peut. Thomas Demey présente un travail sur toile qui laisse également une grande place à l’aléatoire : formes organiques, arrondies et coulées de peintures. Les différents formats peuvent être assemblés pour former une œuvre homogène. Sa démarche est ludique, elle donne un rôle important au hasard et offre de nombreuses variations de présentation. Barbara Kabot aborde la peinture comme un jeu
dont elle détermine les règles précises. Le processus de production est même
plus important que le résultat. Léopoldine Roux aime aussi les règles :
poser selon un même geste un millilitre de peinture. C’est le hasard qui
fait le reste… Bernard Coets Gilcozar part de son propre vécu
et de son ressenti pour créer des œuvres personnelles toujours à partir de
quatre lignes noires sur fond blanc. De façon très symbolique, il veut présenter
sa position d’homme dans la société. Le résultat est rigoureux et géométrique.
Avec une même rigueur et une même réflexion sociologique, Nicolas Grimaud s’inspire de la signalétique urbaine. Entre figuration et abstraction, ses œuvres sont remplies de piétons qui avancent en masse dans des lieux indéfinis mais extrêmement codifiés. De façon très poétique, Charlotte Marchand célèbre le quotidien à partir d’éléments hétéroclites qu’elle rassemble sur le papier. Des morceaux de tissus ou de papier peint côtoient le dessin académique. L’univers de Charlotte Marchand est fait de petits coups de folie qui nous touche par sa sensibilité et sa simplicité, loin de toute volonté d’intellectualiser le monde. Comme le souligne Claude Lorent, parrain de cette exposition, "peindre aujourd’hui, après un siècle de modernité et d’expérimentation est un terrible défi qui exige audace et courage". La peinture n’est pas morte, elle a tout simplement besoin de personnalités fortes. Françoise Bernardi,
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Nicolas Grimaud
Thomas Demey
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Usagexterne - la galerie des jeunes créateurs, rue du vieux marché aux grains 46, 1000 Bruxelles. T. 02 502 68 09 - F. 02 502 63 35. |
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Du
mardi au samedi de 10 à 18h, fermé le lundi |
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| Exposition accessible jusqu'au 15 mai 2004. |
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Françoise Bernardi.
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