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LA LETTRE MENSUELLE |
| Une
chronique de Vera Lewijse. Mars 2004 Joseph Coosemans (1828 - 1904), peintre de "l'Ecole de Tervuren" A l'Hôtel de Ville de Schaerbeek. |
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;; A l’occasion du centenaire de son décès, l’Hôtel de Ville de Schaerbeek rend hommage en exposant 49 œuvres du peintre Joseph Coosemans, deux toiles de son fils Frits (Frédéric Théodore Joseph) Coosemans, L’intérieur de Coosemans, un Buste de Joseph Coosemans de la main de Léon Mignon (1847-1898)[1] et le Portrait de Joseph Coosemans par Jean-Emmanuel Van Den Bussche (1837-1903/8). Né le 19 mars 1828 à Bruxelles Coosemans s’installe vers 1846 à Tervuren. Tervuren sera un lieu déterminant dans sa vie. Sans aucune formation Coosemans peint des portraits à partir de 1855. Sous l’influence de Théodore Fourmois (1814-1871), son premier maître, il se tourne vers le paysage. A partir de 1860 la peinture devient sa grande passion mais ce n’est qu’à partir de 1872 que il se consacre entièrement à la peinture. Il se rend en Normandie
avec Alfred Verwée (1838-1895) et Louis Dubois
(1830-1880). Il voyage ensuite en Italie et en France où il
séjourne à Barbizon. De sa visite à Barbizon témoignent la toile Le
chemin des Artistes à Barbizon aux
Musées des Beaux-Arts,
et la toile Rochers de Francart
à Fontainebleau à admirer à l’exposition. Hippolyte Boulenger (1837-18784), maître et ami
de Coosemans, s’installe à Tervuren en 1863. Boulenger se présente comme élève de L’Ecole
de Tervuren lors du salon de Bruxelles de 1866 - école dont personne n’avait
jamais entendu parlé, inspiré par le
nom Ecole de Barbizon, nom qui
groupait les paysagistes français travaillant aux alentours de la forêt de Fontainebleau. Moins ‘Ecole’ que rassemblement de plusieurs artistes qui, comme les peintres de la Société Libre des Beaux-Arts, fondée quelques années plus tard, réagissent contre l’académisme et poursuivent la contemplation libre de la nature, ces peintres explorent de nouvelles voies pour exprimer leur point de vue sur la peinture et le paysage. Les ‘membres’ de l’Ecole de Tervuren : aux origines (1830-1860) Théodore Fourmois et Edouard Huberti ; la première génération (1860-1874) H. Boulenger, C. Van Camp, J. Coosemans, J. Raeymaekers A. Asselberghs, J. Montigny, L. Crépin, Jules Raeymaekers, Henri van der Hecht, Jean Baptiste Bogaerts ; la deuxième génération G. Vogels, J.B. Degreef, I. Verheyden, F. Courtens, L. Frank, Marie Collart, Louise Héger et Anna Boch suivi par la troisième génération (1895-1914) E. Jacques, Paul Leduc, A. Maclot[2]. L’oeuvre de Coosemans évolue d’une peinture méticuleuse et détaillée –
influence de Fourmois – à une peinture plus libre et
simplifiée sous l’influence de Boulenger. D’une facture spontanée portée par
une technique réfléchie qu’il s’est forgée en
autodidacte, Coosemans est considéré comme un des grands peintres belges du
dix-neuvième siècle. En 1887, il est nommé professeur de paysage à l’Institut
Supérieur de l’Académie
des Beaux-Arts d’Anvers. Une hémorragie
cérébrale paralyse son côté droit en 1893. Il parvient avec succès à apprendre à peindre de la main gauche mais ses
toiles perdent de la précision. Suite à
sa maladie il meurt le 24 septembre 1904.
Franz Courtens le remplace comme professeur et inscrit son enseignement dans la
continuité de son prédécesseur. L’exposition est accompagnée d’un petit catalogue, modeste mais très bien
établi et qui donne un bel aperçu de la carrière de Joseph Coosemans comme de son rôle
important dans la vie de l’Ecole de Tervuren. Vera Lewijse,
A lire aussi : [2] H. De Vilder, M. Wynants,
L’Ecole de
Tervuren, Tervuren, ASBL. Les
Amis de L’Ecole de Tervuren (trad. du néerlandais par P. Tasiaux) 2000. |
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"Parc de Tervuren"
"Sapinières
de
Van den
Bussche,
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Hôtel de Ville de Schaerbeek
,Salle du Musée, place Colignon, 1030 Bruxelles. |
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Du mardi au vendredi de 10h à 13h et de 14h à 16h. Samedi de 10h à 14 h |
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| Jusqu’au 27 mars 2004. |
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