LA LETTRE MENSUELLE

Une chronique de Simone de Voirbeau.  Mars 2004 
  Rétrospective Fernand Khnopff au Musée des Arts Anciens de Bruxelles
  
Voyage initiatique dans l'oeuvre du prêtre de l'énigme

« N’importe où hors de ce monde ».... Répudiant les laideurs de la société dans laquelle il vivait, fuyant l’industrialisation et le progrès comme la peste, maudissant même cette « suprême barbarie» que représentait, pour lui, la démocratie naissante, Fernand Khnopff s’était réfugié, à ... l’image du mouvement symboliste, dans un autre monde. Un monde  intérieur peuplé de rêves, de silences et de mort où évoluent des créatures semblant venir de l’au-delà. L’ensemble de son oeuvre, que nous avons pu admirer presqu’en totalité à Bruxelles, l’atteste.

L’évènement semble prometteur. Après la traversée du hall central à la monumentalité écrasante, où flotte un brouhaha que la résonance de l’endroit amplifie, nous nous engouffrons dans un passage aux dimensions enfin humaine. D’élégantes hôtesses se prêtent gentiment à l’accueil d’un petit groupe de passionnés tandis que deux gardes à l’oeil... vigilant scrutent les aller et venues d’hôtes visitant.

Sur le perron de l’exposition, nous apercevons d’emblée une oeuvre majeure de l’artiste, le superbe portrait en pied de sa soeur, Marguerite. Après quelques pas, nous pénétrons dans cette première salle, nommément baptisée "On n’a que soi", pour mieux apprécier le portrait.

Femme énigmatique, inaccessible, perdue dans ses rêves, elle détourne du spectateur son regard. Mains gantées, longue robe au col haut, surtout, ne rien dévoiler de soi-même...

D’un mouvement giratoire, nous nous approchons alors du fond gauche de cette même salle. Deux oeuvres se disputent la vedette sur un thème qui, à première vue, semble identique : l’écoute d’une musique. La confrontation est pertinente. "La musique russe" (1881) de James Ensor à gauche, "En écoutant du Schumann" (1883) de Fernand Khnopff à droite. Si le maître d’Ostende n’a jamais supporté la comparaison, accusant Khnopff de plagiat, nous pouvons, avec le recul qu’il n’avait pas, apprécier l’approche et le style divergents qui animaient les deux peintres. Alors que l’oeuvre d’Ensor montre clairement un homme écoutant de la musique, celle de Khnopff suggère l’émotion qu’elle provoque. Avec Ensor l’on voit. Avec Khnopff l’on devine, l’on sent.

"En écoutant des fleurs", intitulé de la deuxième étape, nous plonge dans un ensemble "pastellisé", médium de prédilection de l’artiste. "Du silence", "Sapho", "Paganisme", "Orphée" nous révèlent l’archétype du modèle féminin khnopffien. Au-delà des traits de sa soeur qui plane sur l’ensemble de son oeuvre, un profil proche de celui des Préraphaélites : contours droits, nez allongé, menton carré, yeux clairs et chevelure flamboyante. Sur le pan de mur droit, nous admirons deux compositions exhibant une muse posant la tête sur une pelisse florale. Les deux colonnes qui l’enserrent la retiennent prisonnière mais de quoi, de qui ? 

« Le Mystique de Bruxelles », comme le surnommaient les Sécessionnistes viennois, savait cultiver son aura à merveille. En proie à une véritable aversion du "vulgaire", il s’était construit un personnage de toute pièce. D’un dandysme affirmé, le peintre affichait une élégance sans faille, jusque dans son travail. Collet monté, même à l’atelier. 

En bas de l’une des deux oeuvre, une vénus d’une nudité rare pour l’artiste, est cernée par un auricule qui nous ramène au titre de l’oeuvre : "La poésie de Stéphane Mallarmé (en écoutant des fleurs)".

Un peu plus loin, trois oeuvres de Gustav Klimt semblent nous montrer l’influence qu’a pu avoir Khnopff sur la Sécession viennoise mais aussi l’approche autre qu’a l’artiste autrichien de l’idéal féminin, plus charnel, plus sensuel.

L’entrée dans l’ "Entre deux univers" nous emmène en promenade dans les bois. "A Fosset, sous les sapins" nous absorbe d’emblée. L’atmosphère oppressante dégagée par cette colonnade de troncs d’arbres, au bout de laquelle notre regard se perd dans les tréfonds obscurs de la forêt, nous prend à la gorge. Aucune silhouette humaine, aucun mouvement ne vient animer la composition. Silence, mystère et méditation semblent être les maîtres mots de la composition. Autour de cette oeuvre, d’autres tableaux traitant du même thème, peints par des artistes contemporains de Khnopff : William Degouve de Nuncques, Anna de Weert et un étonnant Mondrian.

Nous progressons ensuite à travers une série de vue d’une ville que nombre d’artistes symbolistes appréciaient (Rodenbach, Rossetti, Mallarmé), et à laquelle Fernand Khnopff était très attaché. Bruges. Enfant, il y vécu. Adulte, il s’interdira d’y revenir. Pour ne pas aliéner, disait-il, ses merveilleux souvenirs d’antan, encore vierges du conglomérat de touristes qui, entre-temps, avaient pris d’assaut cette si jolie ville . Cette série, l’artiste l’a réalisée en 1904 d’après "Bruges la Morte" de Rodenbach. Elle met en évidence l’importance que le peintre accordait non seulement à l’eau mais surtout aux reflets qu’elle prodigue, plus denses que la réalité elle-même. Comme si l’image renvoyée devait l’emporter sur la réalité...

La salle suivante annonce, par son titre, une des oeuvre vedettes de Fernand Khnopff. "Memories". Dans un paysage crépusculaire, sept femmes, indépendantes les unes des autres se perdent dans leur monde à elles, leur monde intérieur. Dans ce balai silencieux où même un souffle de vent, de vie, demeure imperceptible, seuls l’aspect et les attributs de ces êtres mystérieux nous permettent de faire un lien.

Khnopff pensait que l’encadrement faisait partie intégrante de l’oeuvre. Aussi, tenait-il à le réaliser lui-même. Le cadre en tant que limite entre les deux mondes, limite entre le rêve et la réalité.

Le cadrage de ses oeuvres a tout autant fait l’objet de beaucoup d’attention de la part de l’artiste. Inhabituel pour l’époque, il s’apparente fortement à un cadrage photographique. 

A la gauche de cette oeuvre, un autre portrait. Saisissant, il suggère la mort. Celle de Margueritte Landuyt  que Fernand Khnopff peignit à titre posthume, à la demande des parents de la jeune fille (voir aussi ci-dessous, l'article de Christel Mahieu). Comme dans le portrait de la soeur de l’artiste, elle porte une robe-cuirasse d’une blancheur immaculée. Une fleur de cyclamen à la main, symbole de la beauté mais aussi de la défiance et de l’adieu, elle nous apparaît fragile, impalpable, vaporeuse. Les deux marguerites disposées de part et d’autre de la jeune fille, à la manière de chandeliers que l’on place lors d’une veillée funèbre, le cadrage savamment étudié, rendant ses pieds imperceptibles, lui décernent un rôle spectral. A sa gauche, sur le mur, l’on aperçoit à nouveau une composition florale. Des marguerites aussi. Analogie de son prénom mais aussi symbole de "l’innocence, de la jeunesse, de l’amour et de la pureté".

La cote du  peintre, considérable de son vivant, devait, à sa mort au début des années 20, traverser une longue période d’insignifiance. Plus de soixante années se passent et c’est à l’occasion d’une première grande exposition lui consacrée au Musée des Beaux-Arts de Bruxelles que l’oeuvre de l’artiste sera enfin sortie de sa période de purgatoire pour atteindre aujourd’hui une valeur répondant à sa qualité. Investir dans un Khnopff rapporte : pour 100 euros investis en 1998, on en retire en moyenne 280 euros aujourd’hui !

Quelques chiffres :
- Le portrait de sa soeur Marguerite, a été acquis en 1991 par le Musée des Beaux-Arts de Bruxelles pour une somme de 607.357 euros ;
- Le portrait de Margueritte Landuyt, a été vendu à Londres, en juin 2002 pour la somme de 545.580 euros :
- Les enfants de Monsieur Neve, Londres également, vendu pour 449.122 euros.

"Un regard mondain" désigne la partie suivante de l’exposition où un judicieux accrochage nous permet de comparer une série de portraits de femmes réalisés à la sanguine. D’un côté, la touche de Fernand Khnopff et de l’autre, celle de Dante Gabriel Rossetti par son oeuvre "Rosa Triplex".

Nous déambulons ensuite le long d’une galerie de portraits de la noblesse bruxelloise, témoins de la grande notoriété de Fernand Khnopff en cette fin de siècle. 

Plusieurs portraits d’enfants, d’où se dégage une impression étrange, témoignent de l’attachement de l’artiste à cette période de sa vie. Tous les enfants représentés semblent figés, prêts à partir mais n’osant pas bouger, intimidés peut-être, qu’ils étaient, par l’artiste.

Plus loin encore, un accès s’ouvre sur une pièce à l’allure d’une bibliothèque regroupant une série de croquis, de livres, d’affiches (et notamment l’affiche des XX de 1891) où nous pouvons admirer le talent d’illustrateur de Fernand Khnopff

A peine ressortie, nous nous trouvons face à trois études de nu suggérant, ce qui inhabituel chez Khnopff, l’invite et la sensualité.

A notre droite, une série de photographie dont celle de la maison aujourd’hui disparue et de l’atelier de l’artiste.

1900. A proximité du Bois de la Cambre, à Bruxelles, Fernand Khnopff fait construire sa maison dont il a pris soin d’élaborer personnellement les plans. Temple du Moi, sanctuaire de l’isolement, le grand maître n’a pas une image modeste de lui-même. Quand de rares visiteurs reçoivent le privilège d’accéder à son atelier, ils sont amenés à devoir respecter un certain rituel. Fernand Khnopff les entraîne alors dans un parcours initiatique à travers un long couloir blanc. A gauche, une sorte de chapelle recèle un vase en cristal de Murano posé sur un masque d’ivoire ailé lui-même installé sur une fine colonne. Arrivés enfin au fond de ce couloir, au pied des quelques marches en marbre blanc menant à l’atelier du peintre, celui-ci impose un temps d’arrêt devant une barre en laiton « Ce dispositif doit contraindre le visiteur à se recueillir avant de pénétrer dans mon studio » explique-t-il... Le cérémonial accompli, les hôtes peuvent alors découvrir le coeur du sanctuaire. Un grand cercle doré de quatre mètres de diamètre recouvre le sol auquel répond un autre cercle au plafond, bleu celui-là et illustrant la constellation de son signe zodiacale (Vierge). Fernand Khnopff ne peint qu’à la condition de se trouver dans ce cercle car, explique-t-il, il y puise son inspiration. Au fond de la pièce se tient un autel au sommet duquel trône, dans un cabinet de cristal, une reproduction d’un Hypnos ailé, emblème que l’on retrouvera dans nombre de ses oeuvres.  

Escale suivante : "Never more". Une muse, détachée, toujours inaccessible, dépose une fleur au pied d’un socle. Son bras, filiforme épouse une partie de rambarde placée à l’avant plan.  Le cadrage de cette oeuvre met en avant tout l’art de la dissimulation que pratique le peintre. Du buste dont on ne peut identifier qui il met à l’honneur à l’inscription, à peine lisible, donnant le titre du tableau sans pour cela nous éclairer sur sa signification.

La suite se corse, il va falloir s’accrocher. Sous le nom de "Solitude" l’endroit abrite un triptyque, à la manière d’un retable, dénommé "L’Isolement". Entre "Acrasia" à gauche et "Britomart" (dont nous verrons plus loin l’oeuvre inspiratrice) à droite, la "Solitude" se démarque par son traitement coloré. En effet, les deux volets latéraux, traités en grisaille, se font écho des retables flamands du 15ème siècle suggérant la pétrification. "Solitude" nous montre une femme aux allures de grande prêtresse, présentant une épée sceptre. A ses pieds, un lys orangé s’élève au rythme gracile de sa tige ondoyante. Nous y voyons aussi une bulle où se reflète l’égérie d’un autre tableau que nous pourrons admirer ensuite : "I lock my door upon myself".

Quelques pas de plus pour nous retrouver face à "Saint Georges" d’Edward Burne-Jones qui servit de modèle à Khnopff pour la réalisation de "Britomart".

Etape majeure de l’exposition, "Who shall deliver me" nous emmène dans un ensemble du plus haut niveau. "I lock my door upon myself", obtenu en dernière minute au musée munichois, flamboyant, toujours mystérieux, nous interpelle. Une créature alanguissante, issue en droite ligne d’un univers irréel, est appuyée sur un support de couleur noire que l’on ne peut identifier. Couverture ? Piano ? La question reste entière. Par la fenêtre, nous pouvons apercevoir une ombre fantomatique glissant dans une rue. Aussi, l’on retrouve les thèmes déjà vus auparavant. Hypnos à l’aile bleue est associé ici une fleur de pavot (victoire du rêve sur la réalité ?). Trois lys orangés semblent répondre à la couleur de la chevelure féminine mais en regardant de plus près, l’on s’aperçoit que le premier se prépare à l’éclosion, celui du centre s’est ouvert pleinement et le dernier se fane. Tels les trois âges de la vie, symbole de l’impermanence d’une existence. Ensuite, la bulle dans laquelle s’enferme, se replie le moi. Et aussi, le miroir, emblème du reflet. Tous ces attributs matérialisent l’intériorité, l’isolement, la solitude.

"Chaque objet doit avoir un sens certain et profond..." aimait à souligner le peintre. Sachant divinement cultiver le mystère, il prenait un plaisir certain à ne donner que de faibles indices à tout qui s’aventurait au décryptage de ses oeuvres.

Tandis qu’un Jean Delville, "Mysteriosa", côtoie "Who shall deliver me", "Sleeping Medusa" nous montre l’image de la femme dangereuse. Méduse, l’une des trois soeurs Gorgones dans la mythologie grecque, avait la faculté de fasciner mais surtout le pouvoir de transformer en pierre le malheureux qui osait croiser son regard. Curieusement, Fernand Khnopff représente Méduse en aigle à tête de femme, oiseau de nuit, replié lui aussi sur lui-même. Pas de trace ici de l’attribut habituel de la cruelle, la chevelure de serpents. L’artiste exprime-t-il, ici, le pessimisme et la misogynie, fils rouges avérés de son oeuvre ?

Nous nous avançons alors vers deux tableaux qui méritent comparaison. L’un inspira l’autre. "Salomé" de Gustave Moreau et "D’après Flaubert. La tentation de St Antoine" de Fernand Khnopff. Celui-ci met en scène la femme fatale en image irradiante, celle de la reine de Saba et s’appuie sur le texte de Flaubert pour transfigurer le corps en univers : "Je ne suis pas une femme, je suis un monde... ". Khnopff résume ainsi l’essence même de son oeuvre, la lutte entre la chair et l’esprit.

Et plane et nous poursuit cette ombre de la soeur de l’artiste, égérie adulée, cet autre lui-même peut-être aussi, en lequel Narcisse tant se complaît...

Après ce passage très dense, s’ouvre à nous un ensemble de paysage de Fosset, village ardennais où la famille Khnopff possédait une maison de campagne. Des vues de villages et paysages campagnards où sont exclus toute présence humaine d’une part et des sous-bois déserts, des paysages avec de grandes surfaces aquatiques exhalant d’importants reflets d’autre part sont adroitement exhibés.

Nous progressons ensuite vers le thème "Mon coeur pleure d’autrefois". Là, une série de dessins dédiés à son ami poète Grégoire Le Roy, combine l’image d’une femme emprise de narcissisme et le pont du Béguinage à Bruges. Ici, "Secret-Reflet" qui se compose de deux oeuvres apparemment autonomes. L’une en forme de tondo, l’autre en forme de rectangle. L’un, "Secret", représente une prêtresse contemplant et caressant les lèvres d’un masque qui lui ressemble. Symbolise-t-il psyché, incarnation de l’âme devenu aussi miroir ? Exprime-t-il l’image de la solitude ? Enfin, l’autre, nous montre une partie de façade gothique de l’hôpital St Jean à Bruges mais focalise une fois de plus composition (plus des 2/3 du tableau) sur le reflet. Métaphore de l’intériorité ? Allusion à une maladie de l’âme ? L’artiste, fidèle à lui-même n’a jamais donné d’explications.

Et pour terminer, une oeuvre mondialement connue trône dans une salle toute à elle. "Des Caresses" ou précédemment dénommée "L’art". L’oeuvre symboliste dans toute sa splendeur s’offre à nous. Sur un fond de paysage de couleur pourpre, l’on aperçoit des cyprès, symbole de la mort et, plus avant, deux colonnes bleues, enchaînées, "emblème de l’alliance de la terre et du ciel, de l’homme et de la femme, de l’horizontale et de la verticale". Au niveau médian, sans doute un temple empreint de signes cabalistiques.. A l’avant-plan, un être d’un sexe indéfinissable tient un sceptre, symbolisant la terre dominée par l’esprit ailé. Il se laisse charmer par les caresses d’un sphinge-guépard au visage androgynique. Eternelle vision d’Oedipe et du Sphinx ? Symbole de la lutte du pouvoir contre le plaisir et la séduction ?  L’artiste se représente-t-il lui-même face à son âme soeur, inaccessible Marguerite ?

Quelques infos sur l’expo :

Après Bruxelles, l’exposition prendra la destination Salzbourg en été et de Boston à l’automne mais en modèle réduit (une centaine d’oeuvres).

Près de 280 oeuvres y sont exposées. Comme plus de la moitié vient de collections privées d’Europe et des Etats Unis, l’occasion de pouvoir admirer une telle complétude ne se représentera plus de si tôt.

Coût de l’expo : 1,5 million d’euros.

Actuellement, une moyenne de 1500 visiteurs défilent journellement devant les oeuvres exposées dans une ambiance "Belle époque" où même les papiers peints décorant les parois de l’expo pour l’occasion viennent en droite ligne d’une firme anglaise reproduisant dans les règles de l’art les célèbres « wallpapers » de William Moris (1834-1896, designer anglais, chef de file du mouvement « Arts & Crafts »).

1889. A l’heure où Gustave Eiffel ordonne les derniers tours de boulons pour parachever sa tour qui sera présentée en tant que triomphe de l’architecture de cette fin de siècle. Fernand Khnopff envoie « Memories » à Paris, pour l’exposition universelle. Elle y sera très remarquée. Aussi faut-il se rappeler, qu’à cette période, se côtoient, des mouvements très différents, voire contradictoires. Lors de cette exposition, en 1889, on peut admirer tant des oeuvres impressionnistes (Monet, Pissaro), "Le Vase bleu" de Cézanne mais aussi "Le Christ jaune" de Gauguin. Van Gogh a peint ses Tournesols et Constantin Meunier, son "Coup de grisou".

La structure de l’exposition se détaille de la manière suivante : 
- Salle 1 : connaissance avec la personnalité de l’artiste
- Salle 2 : diverses représentations de la femme selon Khnopff et quelques dessins de Klimt
- Salle 3 : comparaison de paysages de Fosset et de Bruges tandis que "Memories" est entouré d’oeuvres et d’études apparentées.
- Salle 4 : portraits de femmes, d’enfants, de nus
- Salle 5 : documents, projets d’illustrations
- Salle 6 : subdivisée en quatre parties thématiques, chacune centrée sur une oeuvre importante
- Salle 7 : paysages de Fosset
- Salle 8 : thèmes typiquement symbolistes tels le miroir et le reflet
- Salle 9 : consacrée à la photographie
- Salle 10 : Des Caresses

De nombreux tableaux ont refait surface à l’occasion de cette rétrospective comme, par exemple, le portrait de Margueritte Landuyt acheté par le musée en juin 2002.

Une belle surprise de dernière minute le musée de Munich a finalement accepté de prêter "I lock my door upon myself", oeuvre majeure du peintre symboliste.

Un des aspects importants par l’intérêt pédagogique qu’il suscite est le replacement de l’oeuvre de Khnopff parmi ses contemporains. Ainsi, aux côtés des oeuvres de Khnopff, l’on peut admirer et comparer les différentes sensibilités d’artistes tels que Ensor, Klimt, Burne-Jones, Rossetti, Moreau, Mondrian, von Stuck...

Simone de Voirbeau         

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Portrait de Marguerite

 

 

 

 

 

 

 

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Salle des documents

 

 

 

 

 

 

 

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Galerie des portraits

 

 

 

 

 

 

 

 

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Khnopff 
dans son atelier

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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"Never more"

 

 

 

 

 

 

 

 

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"Isolement"

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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"Sleeping Medusa"

 

 

 

 

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"Salomé" 
et
"Tentation de St-Antoine"

 

 

 

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"Secret - Reflet"

 

 

 

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"Des caresses"

 

 

 

 

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"Des caresses", 
détail

 

 

 

 

 

 

James Ensor,
Musique russe :

Musée d’Art Ancien (Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique), 
Rue de la Régence, 3 à 1000 Bruxelles.
Tél : +32 / (0)2 / 508.32.11 -  
Fax: +32 / (0)2 / 508.32.32 
E-mail:
 khnopff@fine-arts-museum.be     Site web: http://www.expo-khnopff.be  

Ouvert tous les jours, sauf le lundi, de 10h à 17h, 
et nocturne chaque vendredi jusqu’à 21h.

Exposition accessible jusqu'au 9 mai 2004
Individuels : 9 €. Gratuit pour les enfants de moins de 13 ans accompagnés d’un parent. Seniors : 6,5 €.  Groupes (15 pers. min.) : 6,5 € / personne
Groupes scolaires : 2,5 € / par élève et par accompagnateur.

- Catalogue de l’exposition : 30€  Guide du visiteur : 2,5€ 
- Dossier pédagogique sur internet : www.expo-khnopff.be 
- Pour les enfants : un livre intitulé « Le secret de Fernand Khnopff » (Collection
  Happy Museum, Kate’art editions) de Catherine de Duve

Copyright © 2004 Mémoires et S. de V. 
Tous droits réservés.

Liens utiles :
* Fernand Khnopff et l'art du portrait
, par Christel Mahieu, sur notre site.
* Symbolisme et Heroic Fantasy, par Christian Bodiaux, sur notre site.
* Peintres du silence, expo de 2001, sur notre site.

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