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LA LETTRE MENSUELLE |
| Histoire
d'un style : IMARI. Mars 2004 Faïences et porcelaines du Japon, de Chine et d'Europe : Une excellente synthèse, instructive... et superbement illustrée |
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;; Mais Imari, c'est d'abord un style, né dans sa personnalité vers 1660 au Japon et diffusé ensuite à travers l'Asie et l'Europe. Georges Le Gars nous en décrit tous les aspects techniques et stylistiques. Les trois couleurs dominantes d'abord : le bleu, le rouge orangé et le fond blanc, le tout rehaussé par de l'or. Le vert, s'il est présent, n'est là que pour accroître la luminosité de la palette de base. Plusieurs cuissons (généralement 4) sont nécessaires. La deuxième se fait après la pose du bleu (l'oxyde de cobalt) à "grand feu", vers 1400 °C : cette couleur est ainsi incluse, dite "sous couverte". Les deux autres couleurs, d'oxydes de cuivre et de fer, sont ajoutées avant la cuisson de "petit feu", entre 750 et 800 °C, et sont "sur couverte". L'or est ajouté avant une dernière cuisson à moins de 700 °C. Le style Imari possède son langage décoratif propre : il se rapporte à la nature, aux règnes animal et végétal. Ainsi, les "trois amis", qui ont chacun une signification précise, reviennent fréquemment associés : le prunus, le bambou et le pin. On y retrouve aussi le chien de Fô, l'oiseau Hôô et la grue ; et la pivoine, le chrysanthème ou le champignon ling zhi. Toute la symbolique est détaillée dans l'ouvrage. Si l'Imari s'est inspiré au départ de thèmes chinois, la Chine a ensuite repris à son compte nombre de ces éléments décoratifs dans sa production. On peut donc parler "d'Imari chinois", comme on aura des décorations Imari, ou "imarisantes", dans les faïences et les porcelaines européennes. Ce n'est pas un mince mérite de l'auteur : l'ouvrage se lit tantôt comme l'histoire d'un immense voyage à travers les continents et les siècles (mais le style reste efficace et concis), tantôt comme une précieuse source documentaire qui comblera les amateurs, tout en confortant et affinant les connaissances des spécialistes. Une référence, comme souvent chez Massin. Notez que les images que j'ai scannées ont une définition bien supérieure dans le livre : elles y sont de grande qualité. Les nécessités techniques et le souci de préserver mon exemplaire ont laissé des détails en route ! E. MdR Vous
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* Couverture,
Plat, Arita
Grand plat, Arita
Arita, plat festonné |
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