![]() |
LA LETTRE MENSUELLE |
| Un
belge expose à Paris. Février 2004. "Y a-t-il une part de physique dans le fait d'avoir une idée" : The Blob (2001) Gert Verhoeven à la Galerie Nelson de Paris. |
|
;; Bustutaï
en sera le pendant japonais en 2003. Cette interrogation sur la naissance de la
pensée le pousse donc à chercher du côté du dessin, de la vidéo, de la
sculpture, et des installations, comme si seul le contact avec une matière
originelle pouvait lui apporter une réponse. Ses travaux ont été exposés au
Musée des Beaux-Arts de Bruxelles en 2001 et cette année au Museum
Dhondt-Dhaenens à Deurle (Belgique). Dans
les deux cas, les lampes qui font habituellement l’éclairage de la galerie
sont décrochées de leurs rails et posées sur les matelas. Les lampes sont
toujours reliées par des fils électriques au plafond et sont allumées. Ce
sont elles qui éclairent l’espace ainsi qu’un néon posé sur un support métallique
au centre du matelas. Ces pièces laissent entendre un acteur qui imite le son
d’un néon. Ces installations conceptuelles se nourrissent du lieu où elles
sont présentées. De la même façon, les dessins de pieds renvoient à
l’endroit de création à un instant donné. La lumière est l’image même
de la compréhension, de la découverte et de l’intelligence. Ici, le néon
est posé sur un socle comme sur un piédestal. Le matelas suggère le repos, la
détente. Le monde d’aujourd’hui déconstruit, analyse, découpe toute
chose. L’artiste nous propose ici une sorte de trêve. La pensée est au
repos. En effet, nous avons une perception à un moment donné des choses, des êtres et des idées, comme cet homme qui à un moment dans sa vie, se prend pour un ver de terre. Puis, il réalise enfin qu’il n’en est pas un, mais s’interroge : “Est-ce que les poules le savent ?”. Il n’existe pas de perception unique, elle évolue d’un individu à l’autre, d’une oeuvre à l’autre, d’un artiste à l’autre, d’un moment à l’autre. Les références au monde de l’enfance sont souvent privilégiées dans le travail de Gert Verhoeven, car c’est un moment où l’imagination est la plus fertile, où tout se construit, se développe. Dans un travail précédent, la main créatrice se faisait également le théâtre de drames familiaux, où la psychanalyse entrait en jeu. Il nous propose comme une extension de la main, une installation de dessins composée de pieds. On peut y voir des pieds masochistes qui s’auto-mutilent, des déconstructionistes... L’univers de l’artiste est donc une genèse. Il nous montre le cheminement de l’idée qui naît dans l’esprit, se développe et donne lieu à d’infinis possibilités de lecture, de construction et reconstruction, d’analyse, qui décrivent ainsi le processus créatif. Au delà, l’artiste pose la question de sa place dans la société, du rôle de l’objet et du regard que nous avons sur lui. Sandrine Djerouet, |
Table de lumière
Table de lumière
|
|
G A L E R I E N E L S O N 40, rue Quincampoix, F -
75004 P a r i s Tel.: 01 42 71 74 56 - Fax: 01 42 71 74 58 info@galerie-nelson.com |
|
| Exposition accessible jusqu'au 21 février 2004. |
Copyright © 2004 Mémoires et Galerie
Nelson.
Gert Verhoeven pour les oeuvres.
Tous droits réservés.
Les autres articles sont accessibles via nos
archives.
Inscrivez-vous pour recevoir les
infos de la lettre mensuelle.
Retour à la lettre
Retour à l'accueil