LA LETTRE MENSUELLE

Un nouvel ouvrage d'Olivier Bertrand.  Novembre 2003. 
     La Cote de l'Art Belge 1800 - 2003.
Des milliers de résultats intelligemment présentés et actuels
.

Nos visiteurs et tous les amateurs de peintres belges connaissent la qualité des livres édités par le Belgian Art Research Institute, sous la férule d'Olivier Bertrand. 

Je vous ai présenté le catalogue raisonné et les autres ouvrages sur Rik Wouters : vous pouvez toujours les acquérir via le site à des conditions intéressantes, réservées aux lecteurs de Mémoires.

Voici que paraît un nouvel ouvrage : 

La cot€ de l'Art Belge 1800 - 2003

Il s'agit du deuxième (je n'ai pas dit second) livre de côtes paru en octobre sur le sujet. Je vous parlais le mois passé de celui d'Arts Antiques Auctions. 

Le tour aujourd'hui de celui de M. Bertrand, qui présente ses particularités.

Une longue préface (bilingue FR-NL ce qui est appréciable) analyse le marché de l'art belge, son évolution, ses forces et faiblesses, ses ficelles. J'acquiesce à pas mal de considérations qui y figurent, d'autant qu'elles rejoignent celles que j'avais émises dans des articles ici publiés sur les ventes publiques. Notamment la conviction qu'il ne sert à rien de vendre une oeuvre belge à l'étranger, à moins qu'il ne s'agisse d'un Magritte ou d'un Delvaux.

Chiffres à l'appui : sur 12 mois (juillet 2002 à juin 2003), le chiffre d'affaire pour toutes les oeuvres d'artistes belges créées entre 1800 et nos jours, vendues en ventes publiques à travers le monde, s'élève à 48.404.754 €. Le prix moyen est de 4.813 €. Mais Magritte intervient à lui seul pour près de 36 % de ce montant, avec 95 oeuvres et 17,4 millions €. Le prix de vente moyen des artistes belges tombe alors à 3.100 €.

Si l'on ajoute Paul Delvaux (9,86 % du montant total avec 4.774.145 €), nos deux surréalistes ont généré 46 % du total. Notons aussi qu'en évitant le droit de suite qui grève les ventes en Belgique, les acheteurs de Magritte ont fait une économie de 560.000 € !

Olivier Bertrand conclut à juste titre qu'il est préférable de vendre sur le territoire belge des oeuvres de nos compatriotes, en-dehors des tout grands. On évite ainsi les frais de transport, d'assurance... et de rapatriement en cas de non-vente.

Quant aux cotes, on doit se réjouir du caractère très complet de ce répertoire : plus de 10.000 ventes pour 2.500 artistes, classées par technique et dans chacune par ordre décroissant de prix -sans limite inférieure, ce qui mérite d'être souligné. Et cela, je le rappelle, sur une période d'un an au 30 06 2003, soit des données tout à fait actualisées. De plus, 700 notices commentent utilement ces cotes, en expliquant la tendance ou certaines surprises du marché.

J'apprécie aussi qu'il y soit fait mention du bon usage d'un tel répertoire : moins que toute autre "marchandise", l'oeuvre d'art n'a un prix fixe, une cote figée ; plus que toute autre, c'est la rencontre entre un vendeur et un amateur qui fixe le prix. Cet ouvrage doit nous permettre d'acquérir ou de se séparer d'une oeuvre dans la fourchette la plus équitable pour tous. 

Son prix est étonnamment bas : vous pouvez le commander en versant 25 € :

au compte 210-0337081-58  
du Belgian Art Research Institute, 14 rue Vilain XIIII-straat, B 1050 Bruxelles, 
Avec la mention : 
"Cote de l'Art Belge 2003".

Coordonnés utiles :
Belgian Art Research Institute
Tel. :+32.(0)2.642.92.66 - Fax +32.(0)2.642.92.70.
E-mail : info@belart.org - Site : www.belart.org   

E. MdR          

 Liens utiles :
* Rik Wouters, catalogue de l'exposition de 2002.
* Rik Wouters, le catalogue raisonné des peintures.

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