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** N° 09 - mai 2001 ** |
| LA LETTRE MENSUELLE |
Parution du 01 05 01 |
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Sommaire |
Stephane Rey : |
Rétrospective Roland Devolder à Ostende | |
| Editorial | Dominique Goblet. Le projet Nikita | ||
| Le contenu | Vincent Strebell en la Fougeraie de Stave-Mettet | ||
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Françoise Bernardi : |
Surréalisme et Photographie, à Charleroi | ||
| Galerie Lierhmann : 13 ans, 13 artistes | |||
| Elaine Ling, abandoned. Namib Desert | |||
| Georges Thiry, rétrospective 1904-1994 | |||
| L'Affiche politique, 8ème Triennale de Mons | |||
| Les chroniques universitaires : | |||
| Les artistes belges à Varsovie en 1907, par M. Cesary W. Domanski | |||
| Léon Philippet ( (1843-1906), peintre de la réalité populaire italienne, par M. David Bronze | |||
| Avec un texte d'Arie Van Lysebeth : Walter Vilain expose au Conservatoire de Bruxelles | |||
| Avec un texte d'Eugènie de Keyser : Christian Leroy expose à Bruxelles | |||
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Me baladant un vendredi soir sur quelques groupes de discussion consacrés à l'art, je lus sur fr.rec.arts.plastiques une demande en urgence d'une étudiante : elle implorait qu'on lui fournisse avant la fin du W-E. les éléments destinés à nourrir un travail. Le sujet en était : "Quels éléments fondent-ils la modernité en peinture ?" Sujet diantrement intéressant, mais bien difficile à traiter passé minuit, en quelques lignes par la fonction "Répondre" du navigateur. Toujours est-il que j'y ai réfléchi depuis et que, si je n'ai pu aider cette âme en détresse, je lui sais gré de m'avoir fourni le thème éditorial de ce mois ! Il est évident que la peinture "moderne" n'est pas apparue un beau jour, et il n'y a pas de Muette de Portici ou de Prise de la Bastille pour en célébrer l'anniversaire. Certes, plusieurs éléments viennent spontanément à l'esprit, mais qui ne résistent pas à une analyse même rapide : * "Modernité" ne signifie pas "progrès". J'avais réfuté, en Art, cette notion de sauts qualitatifs de la connaissance dans la lettre N°4. De même, il convient de ne pas confondre modernité et "Art moderne" (une revue de ce nom fut créée à Bruxelles en 1881, représentative de l'Art nouveau ; on parla aussi à l'époque de "Modern style"). * J'avais songé dire que les peintres "modernes" ont enfin osé représenter une réalité telle qu'elle est est, non idéalisée. C'était fixer la naissance de la modernité à l'apparition du Réalisme. Mais "La corbeille de fruits" de Le Caravage m'a lancé ses fragrances déliquescentes pour me rappeler que ce dépassement était antérieur. La déformation des personnages ? Voyez El Greco. * L'abandon de la perspective classique, son rendu par le jeu des couleurs ? Le traitement de la perspective par lignes de convergence est apparue à la Renaissance, et encore utilisée par une foule d'artistes. * M'orientant vers la facilité, je songeais un moment que la modernité, c'était les peintres exposant au Salon des Refusés. Piètre raisonnement que celui qui confond la cause et l'effet ! * Tournant ma réflexion vers le contenu : le peintre moderne peint ce qui lui plaît et ce qu'il lui plaît. Il n'est plus tenu par les thèmes mythologiques ou religieux, les canons imposés par l'Académie, la recherche du Beau. Mais cela revient partiellement à définir une notion par ce qu'elle n'inclut pas. Je m'approchais du but, sans l'atteindre. * Oui, le peintre moderne se libère des injonctions académiques. Surtout, il proclame son statut de créateur, sa spécificité de peintre. C'est, à mon avis, ce qui définirait au mieux la "modernité" : -
"Avant", le peintre devait s'effacer, disparaître derrière son
oeuvre. Le métier devait être parfait au point de ne plus se voir ; C'est alors que Courbet put peindre un paysage simplement parce qu'il lui plaisait, et Monet des nymphéas, Cézanne des pommes, Van Gogh des tournesols, Khnopff des fantasmes, Ensor des masques grimaçants... C'est alors aussi que l'oeuvre picturale devenait le sujet, non plus le medium comme l'on dit aujourd'hui. Cette libération de l'oeuvre a permis aux peintres de décrire "leur" réalité, multiple et protéiforme jusqu'à l'abstraction qui est encore réalité. L'affirmation de l'indépendance et surtout de l'autonomie de l'oeuvre d'art me paraît être une constante des courants dits modernes. Elle me semble les caractériser au mieux, si tant est qu'il est besoin de décréter cette scission. E. Mons delle Roche P.S.: Je rappelle aux néophytes de l'Internet qu'il existe au moins deux moyens de lire les textes de manière économique : imprimer la page ou la rendre disponible hors connexion. |
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La chronique d'Art&Fact - Historiens d'Art de l'Université de Liège. Ce mois, Monsieur David Bronze nous présente Léon Philippet un peintre liégeois illustre dont la période italienne chante comme ce peuple. Le sujet est de plus illustré de pas moins de 15 oeuvres ! Monsieur Cezary W. Domanski, le chercheur universitaire polonais que nos habitués connaissent désormais bien, nous présente ce mois-ci "Les peintres belges à Varsovie en 1907". Comme à l'accoutumée, M. Domanski a compulsé nombre de sources de l'époque, et nous restitue un nouveau et très original exemple d'échanges culturels entre nos deux pays. Deux artistes présents déjà sur notre site exposent ce mois-ci : Walter Vilain et Christian Leroy. C'est une nouvelle fois au dynamisme de Madame Hemeleers-Eeckman que nous rendrons grâce pour avoir rendu possibles ces chroniques. |
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* Nous inaugurons une "page-conseils" qui reprend ceux que nous donnons lors de la parution de la lettre, dans le billet qui l'annonce. Son accès est indiqué aux membres inscrits à la liste. * Je me suis fait "tancé" par deux visiteurs parce que deux artistes ne figurent pas encore dans la liste des artistes : Emile Salkin et Marcel Delmotte. Indiscutablement, ces deux artistes méritent de figurer dans notre liste des artistes belges. Mais nous ne pouvons que répéter que le choix actuel est en partie arbitraire, puisque incomplet. La rédaction d'une fiche complète est une tâche longue et complexe. Nous espérons à moyen terme y faire figurer l'essentiel des artistes belges. Mais quand bien même nous aurions 50.000 fiches, il en manquera certains. Maintenant que certains problèmes techniques sont quasi-résolus, nous allons revenir à notre tâche première : la rédaction de ces fiches-artistes. * Par ailleurs, et cela nous prend aussi du temps, nous comptons étoffer le nombre de rubriques. Mais le financement ne peut s'en faire éternellement à fonds entièrement perdus. Nous cherchons les meilleures solutions. Alors... si vous vous sentez une âme de sponsor.... A très bientôt en tous les cas. E. Mons delle Roche. |
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