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LA LETTRE MENSUELLE |
| Les chroniques de Françoise BERNARDI. Avril 2001 . |
| 1. Dominique Lomré, au Cabinet des Estampes à Liège |
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Les techniques utilisées par l’artiste livrent des oeuvres souvent floues, aux contours nébuleux. Il travaille souvent à partir de pigments et d’eau de Javel sur papier. La série de Six seuleries ou autant d’autoportraits en ex- nous positionne presque en voyeur. Six fragments de corps sont présentés comme vus à travers des stores. Des jambes, un buste, des pieds, sont autant de fractions anatomiques auxquels nous sommes confrontés. C’est une poésie des corps, peut-être une histoire corporelle qui défilent sous nos yeux. Mais il ne s’agit là que d’une facette de son art qui se veut généralement plus abstrait. La série 10 grisailles et mimosa propose des variations sur le thème du croisement, du tissage. Un ensemble de lignes qui ne cessent de se croiser défilent sous nos yeux, on peut sentir les mouvements et même la vitesse dans ses oeuvres abstraites et géométriques. On a l’impression d’être face à un réseau d’alvéoles dans une ruche. Ces ensembles trop chargés se distinguent des autres créations à la poésie plus sobre et dépouillée. Ainsi, certaines réalisations envoûtent le regard, on retrouve encore le motif du tressage mais dans des oeuvres qui laissent la place au vide et offrent ainsi une oeuvre énigmatique. On a l’impression de voir un corps dans ses "Seuleries" réalisés à partir de pigments et d’eau de Javel mais celui-ci n’est pas représenté, seul ce qui pourrait être considéré comme le décolleté est visuellement matérialisé par un réseau de brindilles organisées en arc de cercle. Le volume est rendu par un réseau confus de lignes. La luminosité de certaines oeuvres exposées étonne comme dans Brou de noix 1 et 2. On retrouve également un effet de papier brûlé dont il ne reste parfois que l’empreinte. Il est rare de trouver des couleurs nettes et tranchées dans les oeuvres de Dominique Lomré, les contours sont vaporeux, les formes abstraites et floues ne sont pas clairement délimitées. Et même quand il prend un motif plus géométrique, sa rigueur est estompée par une sorte de sfumato. Le caractère anguleux de certains sujets est toujours adouci par cette technique qui mélange le plus souvent l’eau de Javel et les pigments. Françoise Bernardi,
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Cabinet de Estampes de la Ville de Liège, Parc de la Boverie. |
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| Exposition accessible jusqu’au 29 avril 2001 | ||
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