LA LETTRE MENSUELLE
La chronique de Stephane REY. Septembre 2000 .
1. "Olivier STREBELLE au jardin"
    
Sculptures dans les Jardins van Buuren

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La balade étant encore de mise, un petit tour du côté du Musée van Buuren s’impose.

Rappelons que la maison, de style Art Déco, fut construite en 1928 par un couple de collectionneurs devenus mécènes après avoir légué leurs biens - une maison d’allure hollandaise, une collection de tableaux s’échelonnant sur plusieurs siècles et des jardins somptueux dessinés par Jules Buyssens et René Pechère - aux "  Amis du Musée David et Alice van Buuren ".

Dans l’optique exceptionnelle de l’année 2000 qui voit se développer de nombreux projets sur Bruxelles, les jardins van Buuren acceuillent, à titre privé, les oeuvres du sculpteur Olivier Strebelle, soit une quarantaine de sculptures qui représentent 40 ans de création et qui seront, dans un an, rassemblées Place Vendôme à Paris.

1ha et demi de verdure servent donc actuellement d’écrin à la famille de bronze d’Olivier Strebelle "resté à l’écart de toutes appartenances spirituelles ou esthétiques et gardant de l’enfance un intérêt certain pour la figuration..."

Ce n’est pas un hasard (rien n’est jamais fortuit) si Olivier Strebelle a été choisi pour illustrer cette belle rétrospective. L’artiste a bien connu Alice van Buuren qui lui commanda, dans les années 60, une sculpture monumentale destinée à l’université de Jerusalem qu’elle soutenait financièrement.

L’oeuvre figurera en bonne place au sein de l’exposition dispersée entre chemins et buissons, fouillis de verdure et bassins ruisselants...

Mystérieuses silhouettes à planter comme "le rire en coin" voisinent avec des femmes- paysages aux corps éparpillés et noués dans le bronze, elles mêmes "survolées" par des sculptures destinées à sortir l’homme de sa condition de plantigrade. On songe à "l’acier circonflexe" et aux "girouettes" de Louvain-La-Neuve.

Des personnages objets qui n’ont rien d’un Berrocal si ce n’est le mathématique assemblage des pièces qu’on aimerait démonter pour le plaisir d’en mieux percevoir les secrets font la nique à tout un bestiaire de bronze trouvant au jardin un terrain hospitalier.

Voyez, entr’autres, les "lions rugissants" montant fièrement la garde à l’entrée du musée et ce "protecting eagle" déployant sans fin les ailes sur son socle de pierre.

Le jardin étant le coeur vivant de l’exposition, paysage et amour-culte y dansent un indissociable pas de deux. " L’un et l’autre ", les "femmes endormies" et la truculente "Miss télévision" participent avec allégresse à cette "anatomie paysagère" ondoyante et douce donnant un véritable sens à la notion de "sculpture paysage".

Stephane Rey

 

 

 

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lm1illrey3.JPG (16103 octets)

L’acier circonflexe. 1990.

 

 

 

 

 

Musée van Buuren. Jusqu’au 31 octobre.

41 avenue Leo Errera. 1180 Bruxelles.
Tous les après midi de 14h à 18h30.

© Copyright 2000 Mémoires et Stephane Rey.


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