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Il
n'y a pas de doute, les belges font partie des plus grands collectionneurs
européens.
La qualité des oeuvres
dans nos musées, galeries, le grand sens professionnel de nos experts et
Hôtels de vente, attestent de l'activité intense dans ce domaine
particulier.
Aujourd'hui un paradoxe
veut que l'assurance de ces collections reste, trop souvent, ignorée et
méconnue.
Les solutions proposées
par un nombre très limité d'assureurs spécialisés font-elles peur aux
collectionneurs ? Ceux-ci préfèrent-ils ne pas penser à la disparition
de biens qui leur sont chers ou appliquent-il l'adage "pour vivre
heureux vivons cachés" ?
Mais c'est très probablement avant tout le manque d'harmonie entre le
contexte émotionnel lié à "la passion" éprouvée pour une
collection et la rigidité contractuelle de la plupart des contrats
d'assurance qui pose problème.
Il appartient à chacune
des parties concernées,collectionneurs,assureurs de mettre en
place avec l'aide d'un courtier spécialisé, un climat répondant aux
besoins spécifiques
par le biais d'un contrat de confiance
Volontairement ou non, le collectionneur passionné ignore trop souvent les
moyens mis à sa disposition pour protéger son patrimoine mobilier. La majorité du temps il
tentera d'éluder cette question essentielle en prétextant :
"En cas de disparition
de mes objets de valeur, rien ne pourra les remplacer, j'y suis
sentimentalement trop attaché".
Cet argument fort
compréhensible de la part d'un "vrai collectionneur", constitue aux
yeux des assureurs, la meilleure garantie quant au sérieux de son futur
assuré.
Cette réflexion
représente véritablement le point de départ pour apporter une réponse
à ce souci : la prévention.
C'est précisément à ce
sujet que le courtier et l'assureur pourront apporter leur expérience
réciproque lors de visites de risques. Une approche commune entre
collectionneur, courtier et assureur permettra réellement de nouer le
premier contrat de confiance entre l'ensemble des parties
Il faut en effet que "collectionner" reste un plaisir et ne devienne pas un réel souci.
Pour certains, cela devient
hélas une source permanente de tracas.
Comment l'éviter ?
Nous tentons ci-après de répondre à cette question.
Le réel amateur d'objets d'art aura une double préoccupation.
La première sera de
protéger le plus efficacement possible les œuvres qu'il chérit afin de
leur éviter tout dommage.
De nombreuses précautions
élémentaires peuvent être prises, telles que, parmi d'autres :
* posséder 1 ou 2
extincteurs portatifs permettant de réagir rapidement sans devoir
attendre - parfois trop longtemps - l'intervention des pompiers.
* fixation solide des œuvres pendues aux murs.
* éviter d'entasser des œuvres à même le sol et ce, surtout dans des
caves (dégâts des eaux).
* placer les objets fragiles sur des "bases" lourdes et stables
en évitant les endroits de passage.
* écarter les œuvres "sensibles" des sources de chaleur qui
peuvent les altérer au cours du temps.
* se méfier d'un degré d'hygrométrie trop élevé pour des œuvres qui
y sont sensibles.
* se méfier des bris de glaces en général, ces derniers, en se brisant,
peuvent entraîner de sérieux dégâts, etc...
Quant au risque de vol ou
de vandalisme, tout dépendra bien entendu des lieux que vous occupez.
Toutefois, certains
principes de bases restent valables dans tous les cas, à savoir :
* éviter que tout passant
ne puisse, aux travers de vos fenêtres, constater la présence de biens
de valeur.
* quand la chose est possible, tenter de protéger les lieux par des
protections "mécaniques" empêchant ainsi l'intrus de
pénétrer à l'intérieur des lieux. Même avec une protection
électronique, l'audacieux pourra réaliser une incursion rapide en
emportant 2 ou 3 pièces de grande valeur.
* sachez que, statistiquement, les biens les plus convoités sont les
bijoux, les montres de valeur, l'argenterie et les petits bibelots
facilement emportables.
* organisez-vous, toujours suivant vos possibilités, pour que les lieux
que vous habitez soient occupés toute l'année.
* si les lieux s'y prêtent, deux chiens de garde restent toujours fort
dissuasifs.
* laisser toujours "traîner" un peu d'argent quand vous quittez
les lieux, ceci pourra rapidement satisfaire l'intrus éventuel en vous
évitant des dommages matériels plus importants.
Pour l'examen de votre cas
personnel, faites appel à deux conseillers en sécurité pour enregistrer
leurs conseils, mais veillez à vous adresser à des firmes :
* qui sont agréées par l'UPEA
(Union Professionnelle des Entreprises d'Assurances).
* qui ont au moins 10 ans d'expérience.
* qui peuvent vous procurer assistance 24/24 heures.
* qui utilisent du matériel également agréé.
* qui peuvent vous procurer des solutions électroniques et mécaniques.
* qui ont des références probantes.
La seconde préoccupation du réel "amoureux de ses œuvres"
sera, une fois valablement protégé, d'avoir recours aux assureurs pour
être indemnisé en cas de sinistre qui surviendrait malgré toutes les
précautions qu'il aura pu prendre.
Quelques conseils en la
matière :
* Adressez-vous à un
courtier spécialisé dans la couverture des œuvres d'art et qui, lui-même,
vous orientera vers telle ou telle compagnie.
* Demandez une proposition de couverture du type "Tous Risques
Sauf". Il est en effet beaucoup plus clair et facile pour vous
d'analyser la liste limitative des exclusions prévues par l'assureur.
* Afin d'éviter toute discussion en cas de perte totale, exigez une
couverture en "valeur agréée" plutôt qu'en "valeur
déclarée" ... à clarifier avec votre assureur avant la signature
du contrat.
* Vérifiez le contenu des clauses relatives à la dépréciation après
restauration, aux procédés d'indemnisation concernant les paires ou
ensemble, ainsi qu'aux limites éventuelles d'intervention pour certaines
catégories de biens.
* Assurez-vous en fin des mesures prises par le courtier et la compagnie
sur le plan de la confidentialité du contrat.
Certains collectionneurs sont plus à considérer comme des personnes
ayant "investi" dans l'art. Quoiqu'il ne soit agréable pour
personne d'avoir été cambriolé, l'aspect "protection" les
préoccupent moins puisqu'ils seront satisfaits à partir du moment où
ils retrouveront en indemnité la valeur des biens sinistrés.
Il leur faudra toutefois,
s'ils souhaitent s'assurer, trouver un assureur qui acceptera de
"penser sécurité" à leur place, ce qui n'est jamais
souhaitable car le propriétaire est toujours celui qui connaît le mieux
les faiblesses de son risque.
Un dialogue franc entre le propriétaire des biens, son conseiller en
sécurité et son conseiller en assurance est, sans aucun doute, la
meilleure formule qui permettra de dégager la solution la plus efficace
et donc la plus rassurante.
Il appartiendra donc au
courtier professionnel de jouer pleinement son rôle de conseiller.
Luc HEMELEERS,
Administrateur,
S.A. Léon EECKMAN Assureurs - Conseils
Chaussée de Waterloo
255, bte 10 - 1060 Bruxelles.
Tel.: (02) 539.00.80 - FAX : (02) 537.96.19 - assurances@eeckman.be
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