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LA LETTRE MENSUELLE |
| Un article de Danièle Doumont - Décembre 2002. |
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La technique du vitrail à joints de béton. |
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En Belgique, dès 1939, c'est principalement le Val-Saint-Lambert qui va oeuvrer dans les recherches sur la dalle de verre. Mais c'est surtout dans les années cinquante, alors que l'on privilégie l'intégration de l'art dans l'architecture, que la technique va connaître un certain succès dans notre pays (3). Alors que le plomb se prête mieux aux découpes plus fines que demande le dessin figuratif, le béton comme élément de liaison s'adapte de façon plus harmonieuse aux créations abstraites issues du renouveau pictural de l'après-guerre. Le vitrail, trop souvent confiné au rôle d'art décoratif ou de moyen d'enseignement pour le clergé, va pouvoir devenir un art plus indépendant en devenant un véritable mur de lumière. A l'inverse du plomb, dont il
n'existe que quelques largeurs différentes, les joints de béton peuvent varier
selon la volonté du maître-verrier. L'armature de béton permet de
supporter des dalles de verre épaisses d'environ 2 centimètres, le tout
formant une véritable architecture de verre. Par son épaisseur, la dalle
de verre réchauffe la lumière plus qu'elle ne la colore comme c'est le cas
pour le verre à vitre du vitrail sous plomb. Les morceaux de dalle de verre sont découpés à la scie, au diamant ou à la roulette, après incision. Les morceaux de dalles de verre peuvent aussi être découpés sur la tranche avec une une marteline (marteau spécial). Ce moyen permet de facetter les bords de la dalle en y donnant de petits coups secs sur une tranche (enclume). Après découpe du verre, le papier-calque est retourné sur le plan de travail et recouvert d'une feuille de plastique servant d'isolant. Un châssis de bois est alors réalisé en suivant le périmètre du papier-calque sur lequel on dépose les morceaux de dalle retournés. Une première couche de béton semi-liquide est coulée jusqu'à mi-épaisseur. Après avoir placé les fils de fers (armature) sur le ciment, une seconde couche est coulée de façon uniforme. Après un séchage d'environ 24 ou 36 heures, le panneau peut être relevé Dans la réalisation de dalles de
verre, le coulage peut également se faire avec des résines epoxy, polyester
ou silicone. Après avoir laissé sécher jusqu'à obtenir une consistance
du béton, les panneaux sont raclés pour tasser et obtenir une surface plane et
lisse. Puis, à l'aide d'une truelle, le béton est gratté pour faire réapparaître
les verres. Pour un fini impeccable, on brosse le vitrail avec de la
sciure de bois qui fait réapparaître le gravier et on nettoie les verres avec
un chiffon imbibé de pétrole. Après 36 heures de séchage, les panneaux
sont décoffrés et doivent encore sécher 48 heures.
Danièle Doumont, Bibliographie et notes : Liens, du même auteur sur le site : |
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