LA LETTRE MENSUELLE
Les chroniques de Colette Bertot.   Juillet  2002. 
3.
Un été à la campagne à la Belle Epoque, Louvignies
 C
Chaque année, la belle saison revenue, les propriétaires du Château de Louvignies ouvrent aux visiteurs les portes de leur château typique du 19° siècle et les allées de leur parc à l’anglaise, dessiné par le paysagiste Fuss.

C’est toujours une fête que d’y passer un moment tant est raffiné l’accueil et passionnante l’exposition que la famille de Moreau orchestre autour d’un thème bien précis.

L’été 2002 voit évoquée la vie à la campagne à la Belle Epoque et il suffit de fermer les yeux pour remonter le temps !

La châtelaine, excellente maîtresse de maison, règne sur l’activité du château. Les réceptions se succèdent. On aime recevoir famille, voisins, amis et l’on prévoit pour eux moult distractions agréables comme la musique et les jeux de société.

Les enfants sont en vacances et la demeure va se remplir de leur bruyante animation quant au personnel, il est sur pied de guerre, de la chambre à repasser à la cuisine.

A travers le château de Louvignies, chaque pièce raconte un moment d’été à la campagne. Le salon de musique rappelle que les dames de Louvignies, mères et filles, sont d’excellentes pianistes. L’abondance de partitions musicales du 19° en témoignent. Mais à Louvignies, on ne dédaignait ni la musique plus légère, ni les soirées de réceptions où l’on dansait valses, polkas, mazurkas endiablées !

L’art de la table est cultivé avec brio et la grande salle à manger du château évoque les dîners d’antan.

La table est dressée avec faste déployant le service de famille commandé à Paris en 1867 ainsi que le service à verres monogrammé comportant au moins 5 verres par personne.

Sortis du grenier et des coffres à jouets, les poupées, leur mini mobilier, les dînettes imitant le « grand service » des parents nous racontent une époque où les petites filles cajolaient de vrais bébés et non des pin-up d’un goût douteux et que l’arsenal militaire des garçons comprenait de multiples variétés de soldats de plomb et d’automates. Jeux éducatifs, jeux de loto, jeux de l’oie, jeux d’assaut (destinés à réveiller les ardeurs patriotiques) se bousculent, dans les vitrines, avec des panoplies de prestidigitation.

A l’époque, on lisait en famille, on jouait en famille et on rangeait les jeux ce qui explique leur exceptionnel état de fraîcheur.

A la cuisine, des collections d’objets pleins de charme voisinent avec des « livres de ménage » contant, au jour le jour, les préparatifs culinaires et les menus plantureux…

Au potager, subsiste le souvenir des 46 espèces de poires au nom chantant qui faisaient la fierté des châtelains et la gloire de leurs tables de réception.

Un art de vivre…

Colette Bertot      
 

 

 

Cliquez sur la miniature 
pour voir l'oeuvre 
en grand format

 

 

23louvext.JPG (30359 octets)

Façade du château

 

 

 

 

23louvin.jpg (24289 octets)

Vue d'intérieur

 

 

 

 

 

 


Château de Louvignies. 1 rue de Villegas. Par Soignies. 
Ouvert le dimanche après-midi de juillet à septembre. 
-Le jeudi 11 juillet à 20h, « La musique de salon à la Belle Epoque » fera l’objet 
 d’une illustration musicale par Marie Paule Cantarella et Eric Vasarely.

Copyright © 2002 Mémoires et Colette Bertot. 
Tous droits réservés.

Les autres articles sont accessibles via nos archives
Inscrivez-vous pour recevoir les infos de la lettre mensuelle.
Retour à la lettre        Retour à l'accueil

 

 

Hit-Parade