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LA LETTRE MENSUELLE |
| Les chroniques de Colette Bertot.
Mai 2002. 2. Jean Nicolas Craps, Ronald Dupont et les autres... |
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C’est une belle brochette d’artistes que nous présente actuellement la
Contrast Gallery. Quatre
peintres : François Baerten, Didier Bergerol, Silke et Ronald Dupont.
Deux sculpteurs : Cahel et Jean Nicolas Craps. Mais il n’est pas interdit, n’est-ce pas, de se laisser aller à un
certain chauvinisme ?… Nous épinglerons donc, pour leur rondeur, la présence de leurs personnages
et l’humour de leur démarche respective nos deux compatriotes ! Jean Nicolas Craps est né en 1958. Il vit et travaille à Kortenberg
après des études à La Cambre et un passage à l’atelier de Rik Poot. Le bonhomme ne manque ni d’humour ni d’imagination et il faudrait être
atteint de sinistrose chronique pour ne pas succomber à la cocasserie de
personnages dont il a le secret. Grandes bringues de tôle aux visages ébahis,
ces « héros » sont affublés de costumes rapiécés, porteurs d’insignes
et de galons qui leur donnent de la prestance ! Nés de la tôle de voitures justes bonnes pour la casse, ils retrouvent
ici une seconde vie et se métamorphosent en fonctionnaires bien mis, en
généraux de l’armée en déroute, en gamines aux pieds lourds, en grands frères
aux bras ballants. On ne sait trop d’où ils sortent, on ne sait trop où ils
vont, maladroits, gauches, un peu difformes mais ce qui est certain c’est que
ces personnages nous interpellent avec leurs bonnes gueules d’adultes restés
des enfants. Drôles, familiers, humains, ils nous sortent d’une réalité souvent
morose pour nous entraîner dans un monde ludique où tout est possible. Même démarche, nous semble-t-il, chez Ronald Dupont, né en 1961. Lui, il peint de grands bonshommes microcéphales, malhabiles, aux mains
démesurées. Ses personnages sont si grands qu’ils dépassent régulièrement les
limites de la toile et que l’artiste est bien obligé de leur couper les pieds
pour les « dimensionner ». Qu’à cela ne tienne, ils n’en souffrent pas le moins du monde. Ils
vont, ils viennent, « dociles à leur destin » et n’ont pas l’air de
comprendre ce que le monde leur veut. Ils ne sont pas bien gais mais ils ne
sont pas malheureux non plus. Une palette chromatique restreinte et intense les
habille de bleu, de brun, de rouge sombre et leurs mouvements saccadés donnent
l’impression qu’ils sont appliqués sur le support comme des collages. Ils figurent, au fond, l’image de nos contemporains, nos voisins de
palier, nos frères, nos semblables, un peu dépassés par les évènements et à qui
l’artiste donne vie. Pour le meilleur et pour le pire. Colette Bertot
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Ronald Dupont
Supprimé
:
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| Contrast Gallery. 21 rue Ernest Allard. Bruxelles. |
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Lundi de 14h à 18h. Du mardi au vendredi de 12h à 18h. Samedi de 11h à 18h30. Dimanche de 11h à 14h. |
| Exposition accessible jusqu’au 26 mai 2002. |
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