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LA LETTRE MENSUELLE |
| Les chroniques de
Françoise Bernardi. Décembre 2001 RT/W20. Un siècle d'Art en Wallonie, à Mons |
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Un 20è siècle d’Art en Wallonie se dévoile autour de trois lieux et de sept thèmes. Cette vaste exposition s’articule autour d’artistes nés en Wallonie ou qui s’y sont installés depuis longtemps et qui y ont développé leur travail. Cet événement ambitieux propose 250 artistes qui reflètent les principales tendances artistiques de la région. Le Musée des Beaux-Arts propose quatre thèmes : la nature dans tous ses états ; les artistes à l’épreuve du groupe ; mémoire, histoire et tradition ; la présence des artistes à l’étranger. Ces différents plateaux sont illustrés par des artistes d’horizons très divers. Les courants artistiques tels que l’expressionnisme, l’abstraction, le surréalisme, la réalité-cobra ou encore le pop art sont mélangés tout au long de l’exposition. Les différentes œuvres sont rassemblées en fonction de thèmes plutôt que d’époques, de styles ou d’artistes. La nature dans tous ses états, c’est celle que l’on retrouve dans les peintures de Magritte (La corde sensible, 1960) ou de Jacques-Louis Nyst (Un sapin en hiver, 1973), dans l’aquatinte de Gabriel Belgeonne (Signes, 1984), dans les sculptures d’André Eijberg (les pigeons) ou encore les photos de Christine Felten et Véronique Massinger (Namèche, 1991). Maka, APIAW, Réalité-Cobra, La Jeune Peinture belge, Groupe surréaliste de Hainaut, Nervia ou encore l’Espace 251 Nord sont autant de groupes, cercles ou associations artistiques qui ont défini ce XXè siècle d’art en Wallonie. De nombreux artistes ont eu la volonté de se regrouper pour définir une certaine philosophie de l’art, en favoriser le développement et la promotion en Wallonie par des expositions ou des publications. Certains groupes comme Art abstrait s’accompagnent d’options esthétiques claires, d’autres sont moins ciblés et sont plus axés sur un désir d’interaction et de confrontation des artistes comme l’était la récente exposition de l’Espace 251 Nord organisée dans l’Ancien Entrepôt Royal des Douanes (site Tour et Taxis). La région du
Centre, la vallée de la Meuse avec ses hauts-fourneaux et ses charbonnages a
donné lieu à des œuvres touchantes par leur réalisme. Des artistes comme Pierre
Paulus (Jeunesse, 1911), Anto Carte (Piéta,
1918) ou Jean Donnay (Les hauts-fourneaux) ont traduit de façon sensible
le monde ouvrier souvent partagé entre la dureté de la vie et les forts
sentiments fraternels ou amoureux qui animent ces hommes. Des photographes
comme Marissiaux, Georges Vercheval,
Albert Chavepeyer ont abordé avec une même vérité cet
univers. La Salle Saint-Georges expose des œuvres autour de la permanence de la figure. Ce lieu plus petit offre d’heureuses surprises, des oeuvres sensibles, sensuelles et délicates comme le célèbre Nu (1911) de Gustave Marissiaux, un autre Nu de Anto Carte, La jeune fille nue à sa toilette d’Armand Rassenfosse. Si de très belles œuvres sont dédiées à la femme et à sa beauté, des portraits ou autoportraits d’artistes occupent également une juste place dans ce plateau thématique comme L’autoportrait d’Auguste Mambour (1933) ou les photos de Georges Thiry. Le lieu dit la « Machine à eau » s’articule autour des métamorphoses de l’objet et entre le geste et la forme. Cette partie de l’exposition fait la part belle aux œuvres non figuratives proches de l’abstraction géométrique, lyrique ou encore poétique (Michaux, Baugniet, Belgeonne, Delahaut, Lacasse, Plomteux, Collignon). On y retrouve également quelques installations comme celle de Johan Muyle Mon manège à moi, c’est toi. De cette exposition émergent des personnalités et des œuvres qui témoignent de la richesse de l’art au XXè siècle en Wallonie. Si l’exhaustivité est difficile voire impossible à atteindre dans ce type d’événement, il aurait cependant été nécessaire d’accompagner chaque plateau thématique d’un commentaire éclairant qui permette de mieux cerner ces différentes divisions. La vidéo qui passe en continu au Musée des Beaux-Arts ne peut pas être le seul élément informatif dans une telle exposition. Françoise Bernardi |
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Musée des
Beaux-Arts, 8, Rue Neuve – 7000 Mons |
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Tous les jours, de
12 à 18h, dimanche de 10 à 18h, fermé lundi. |
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| Exposition accessible jusqu'au 27 janvier 2002. |
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