LA LETTRE MENSUELLE

Les chroniques d'Anita Nardon.  Mai 2006 
  Jo Dustin, la poésie naît des formes, des lignes et des couleurs 
  
A
la Galerie Libre Cours Bruxelles

;;
La galerie "Libre Cours" a choisi une fin de saison en lignes et couleurs.

Avec un jeu de verticales et d’obliques et des allusions encore presque figuratives au début, Jo Dustin (°1936) a bâti un monde où la verticale domine mais où l’oblique et la courbe restent des instruments indispensables, comme ceux qui soutiennent la ligne mélodique dans un orchestre. Dans l’évolution de sa carrière graphique, Jo Dustin n’a pas fait que des lignes, même si c’est la partie dominante.

Il a gardé longtemps des éléments de langage qui ont fait vibrer ses acryliques sur papier et ses gouaches. Parallèlement, il fut un caricaturiste politique sobre et efficace et il est toujours poète à ses heures.

L’artiste a réussi le mariage du dessin et de la couleur avec, de temps en temps, une allusion très claire à l’architecture. Quel artiste n’a rêvé d’une cathédrale possible ?

C’est à partir de 1976, rue Watteau, dans un Sablon qui n’avait pas encore des rêves de chercheur d’or, qu’il montre ses œuvres qui déconcertent les visiteurs par leur intériorité et leur choix délibéré de ne pas courtiser le public.

Peu à peu, des extraits d’imprimés, des formes découpées, vont envahir l’espace, ce ne sont pas des collages mais un travail structuré du dessin et les choses évolueront rapidement. De bonnes galeries (très bonnes) accrocheront son travail aux cimaises.

Il y a de l’abstrait construit dans cette recherche qui veut atteindre à la fusion entre le dessin à la couleur sans perdre la notion de poésie.

Des formes nettes, des ronds, des triangles, accentuent le cheminement géométrique dont la couleur soutient le rythme et éclaire la portée. Il y a une volonté certaine de démontrer que l’abstraction n’est pas la sécheresse. L’acrylique a supplanté la gouache, les formes ont changé mais l’artiste continue sa quête d’un nouveau langage qui parle d’infini et évolue de plus en plus vers une ouverture à l’universel, à l’absolu.

C’est cette évolution incessante que l’exposition souligne en ce début d’été.

 Anita Nardon         
;;  

*
Cliquez sur 
les miniatures 
*

 

65ildustin1973.jpg (31999 octets)

Jo Dustin

 

 

65ildustin1995.jpg (11667 octets)

Jo Dustin

 

Galerie Libre Cours, rue de Stassart 100, 1050 Bruxelles.  

 

Du jeudi au samedi de 14h30 à 18h30

Exposition accessible du 9 juin au 9 juillet 2006.

Copyright © 2006 Mémoires et Anita Nardon.
Tous droits réservés.

Les autres articles sont accessibles via nos archives
Inscrivez-vous pour recevoir les infos de la lettre mensuelle.
Retour à la lettre        Retour à l'accueil

 

Hit-Parade