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LA LETTRE MENSUELLE |
| Les chroniques
de Françoise Hemelers-Eeckman. Février 2006 Arsène Detry, peintre de ce Borinage industriel exigeant A la Salle St-Georges de Mons, par le Cercle du Bon Vouloir |
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;; Le cercle du bon vouloir orchestré par Raoul Dufour, son Président, a présenté fin de l’année passée une très belle exposition sur Gustave Camus Celui-ci
est né le 7 novembre 1897 à Koekelberg, mais très vite son père
successivement, pâtissier,
peintre en bâtiments, part à Paris ou il décroche un emploi. Le
jeune Arsène très jeune -il a 8 ans, tente
d’échapper à une atmosphère familiale tendue entre un père violent et une
mère fragile. Il s’aventure dans les rues de Montmartre et la place du Tertre
au milieu des artistes qui se cherchent, comme Utrillo, Modigliani et bien
d’autres. Ce compagnonnage le séduit, le stimule
et lui donne peu à peu l’envie de peindre. Un
peu avant 1914, il retrouve le Borinage et s’installe chez son oncle Georges
Colet à la Cense de la Court, lieu qui deviendra très
cher à l’artiste. Il peint des paysages de maisons mais surtout l’univers
des charbonnages et des terrils. On pense à Pierre Paulus qui a comme lui
mis en valeur la vie dure de la mine et fait connaître
le quotidien harassant de ceux qui
descendaient au fond comme on disait à cette époque. En
1916 il suit des cours à l’académie de Mons, en 1919 il obtient le prix Montald.
Il est l’ami de Magritte et Delvaux. Après son service militaire
il retourne à Paris et poursuit sa formation en s’inscrivant à
l’Académie de la Grand Chaumière et à l’académie Julian. Tout
en gardant sa personnalité en développant
un art éloigné des avant-gardistes de l’époque,
il admire les peintres cubistes et
notamment André Lhote. Comme
beaucoup de jeunes peintres à cette époque,
notamment Léon Devos et Léon Navez, il accepte pour survivre des travaux de décoration. En
1928 il revient en Belgique et fait une première
exposition à la même salle St Georges qui l’expose actuellement et est
tout de suite reconnu par la ville de Mons. En
1930, il crée un groupe artistique important en Hainaut, "Les loups"
qui parallèlement à Nervia
créé en 1928 par Anto-Carte, Louis Buisseret
et Léon Eeckman, défendait la peinture belge
et wallonne en particulier. En
1948, il organise et crée les Jeux de Mons.
Il est à l’apogée
de sa gloire, et à la cinquantaine, quand il rencontre
Suzon avec qui il se marie. C’est
un modeste qui a su donner
à ses élèves la passion de peindre et les a toujours soutenus. Arsène
Detry est récompensé par plusieurs prix : en
1945 le prix Oleffe, en 1948
le prix du Hainaut, en 1949 le prix Claire Saut et en 1968 le prix Alexandre André.
Il meurt le 29 décembre 1981. L’exposition
actuelle Salle St Georges retrace de manière fort complète son œuvre proche
de ceux qui travaillent dans le Hainaut. Ses paysages sont calmes et d' une certaine tristesse voulue sans doute par l’artiste, car c’est l’univers de la mine et du Borinage qui s’inscrivent dans sa thématique. Toutefois il rehausse ses peintures par de larges coups de brosses en à plat qui donne une force à son œuvre et vient colorer ses œuvres qui font penser à des expressionnistes tels que de Vlaminck. Il
est resté un peintre figuratif avec sa personnalité sans être influencé par
ce nouveau monde en pleine essor quoiqu’à l’écoute de ce dernier. La prochaine exposition organisée par le Bon Vouloir probablement en septembre à pour thème le peintre Gommaeerts. Nous aurons sans doute l’occasion de vous en reparler. Françoise
Eeckman
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Salle Saint-Georges à Mons. |
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| Exposition accessible jusqu'au 4 février 2006. |
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