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LA LETTRE MENSUELLE |
| La
chronique de Marie-Pierre Desmergers. Novembre 2005 L'actualité de l'art belge et en Belgique Vente de design belge ; Résultats pour Sérrurier-Bovy, van de Velde... |
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;; Le dossier de la semaine était intitulé
"Parmi les trésors des
salles de ventes" que je complète par "Une profession en quête de
reconnaissance : approche et aperçu des ventes aux enchères".
Evidemment il y a beaucoup à dire sur le secteur, entre ce qui se passe sur le
devant de la scène et ce qui se passe en coulisse. Et malgré tous les écrits,
il reste "une nébuleuse assez inconnue du grand public". En résumé, qu’est-ce qu’on y découvre ? Un marché de l’art structuré en deux grandes associations : l’Ubema (Union Belgo-luxembourgeoise du Marché de l’Art) qui fédère des associations ayant à voir avec le marché de l’art, et la Chambre Royale Belgo-luxembourgeoise des salles de ventes, commissaires-priseurs, courtiers et experts mobiliers. A elles deux, elles
tentent d’apporter rigueur et transparence au métier. Manque cependant la
reconnaissance officielle, demandée par tous, et qui permettrait de légiférer
la profession au même titre que nos voisins. Il est alors facile de comprendre
que sans loi, le marché de l’art reste accessible à ceux qui agissent sans
scrupule à des fins strictement personnelles. N’hésitez pas à consulter les
sites www.ubema.org, www.auctions-belgium.com et
www.artexperts.be. Toujours dans le même dossier, vous vous initierez au jargon des salles de ventes grâce à un abécédaire complet, vous saurez tout sur la prévention et l’assurance de vos œuvres d’art, vous découvrirez la passion d’un collectionneur et enfin, vous pourrez vous faire une idée des ventes aux enchères interactives du web avec l’interview de Peter Burin, directeur d’e-bay Belgium (www.e-bay.be). Il y a de quoi exciter la curiosité et pousser à la découverte…Et si les salles de ventes étaient aussi accueillantes et chaleureuses que votre confortable canapé au coin du feu ? Il est temps de franchir le cap ! Osez pousser la porte et entrer dans la salle d’exposition qui précède les ventes, vous trouverez qu’il y fait aussi bon que chez vous. Assistez aux enchères, participez ou non, mais laissez-vous glisser par le flot des offres. C’est un monde à part, certes, mais accessible à tous. Vous hésitez ? Vous pensez que ce sont aux salles de ventes elles-mêmes d’attirer votre attention et de vous amener à leur découverte ? C’était certainement l’une des intentions de la salle des Beaux-Arts à Bruxelles qui avait organisé les 11et 12 octobre derniers une vente de design belge et international du XXème et XXIième siècle. Grande première en Belgique pour ce type d’objet ! C’est le designer Dirk Meylaerts et la journaliste Marie Pok qui sont à l’origine de l’évènement, l’idée étant de "mettre ensemble les designers et de grouper leurs prototypes afin qu’ils soient plus forts. Le fruit de la vente leur reviendra et leur permettra de poursuivre leurs recherches et développements". J’ajoute que c’est une bonne initiative pour mettre en avant une production peu connue du public et une créativité, elle reconnue, de nos artistes nationaux. Citons Jules Wabbes, Anita Nevens, Charles Kaisin, Olivier Berghmans, et bien d’autres encore. Même si les résultats de la vente subissent des critiques partagées, il me semble louable de rendre hommage à cette première et de se féliciter de quelques belles adjudications.
Ainsi Henry Van de Velde ne déçoit pas avec une théière sur réchaud en métal
argenté partie à 170.000 €, Gustave Serrurier-Bovy
s’illustre avec une bibliothèque tournante en bois claire à 10.000 €. Pour les
plus contemporains, la grande table de Jules Wabbes
monte à 30.000 €, Charles Kaisin laisse partir son
original banc extensible en papier journal à 3.900 € et Xavier Lust vend son magnifique banc orange en acier plié pour
3.200 €. Cette vente particulière a le mérite d’avoir attiré un nouveau public, amateurs et curieux se sont mêlés aux collectionneurs et marchands. C’est un jeune public qu’il ne faut pas négliger car il est l’avenir du marché de l’art. Pour info, les passionnés du design peuvent faire des folies à la salle de vente Saint Job à Uccle, à savourer sur www.ucclestjob-auction.com. Toujours pas convaincu ? Si les chiffres ne sont pas assez éloquents, que dîtes-vous des résultats de la maison De Vuyst à Lokeren : des 120.000 € pour une magnifique rare toile cubiste de Floris Jespers et des 21.000 € pour une armoire dessinée par Emiel Veranneman, l’instigateur de la fondation du même nom. Et pour finir, à Liège chez Mosan, 7.500 € pour un soliflore du Val Saint-Lambert créé par les frères Muller, 19.000 € pour une paire de buffets deux-corps liégeois en chêne mouluré et sculpté et enfin 9.000 € à Richard Heintz pour "Les rochers à Sy". Ah ! Vous êtes convaincu ! Vous êtes prêt à quitter le canapé douillet et le feu de cheminée pour venir vous chauffer dans les salles de ventes à la recherche d’un trésor, pour l’ambiance, ou pour le plaisir tout simplement. Mon conseil :
commencez par le salon des antiquaires de Namur du 05 au 13 novembre. Le thème
« Jardin d’hiver » est prometteur, à voir sur www.antica.be. Rien ne vous empêche après sa
visite, de boire un chocolat chaud au coin du feu, seul, ou entre amis. Marie-Pierre Desmergers N.B. : les prix sont hors frais. |
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Jules Wabbes
Charles Kaisin
Gustave Sérrurier-Bovy
Xavier Lust
Floris
Jespers
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